13.09.2009

Chiasme

sophie_ 029.jpgJe tiens, je tiens, je ne suis pas encore découragée!

je continue mon apprentissage -super fulgurant!- des

figures de style.

J'en suis à chiasme.

" Chiasme = association de deux unités de sens identiques

dans leur construction, mais disposées en sens inverse:

Que tu es heureux d'être fou, que tu es fou de n'être pas heureux" (Musset. Les caprices de Marianne)"

page 229 du lexique du, vénéré? vénérable?, Jean Glorieux.

Et aussi: champ - autrefois: chiamp - d'artichauds - "smeu" en ancien breton signifiant artichaud,

s'il est bordé d'une part par la mer d'autre part par ce qui avant d'être bitumé fut simplement

menant à celle-ci un sentier.

29.12.2008

2008: quelle belle année! (l'heure des bilans a sonné)

Janvier: le 7, Fénelon est mort à Cambrai, je ne porte pas le deuil longtemps, dès le 10

il sonne chez moi, et m'apporte délicatement un  boa en cygne rose que je suis un peu

obligée de porter autour du cou (il gratte) quand nous dinons en ville. Jacques, toujours

gracieux, qui a fondé l'Ecole de la Cause Freudienne ce même mois de janvier m'a dit:

"Et en plus, il est moche" (le boa)

 

Février: le 12, Alfred a été élu à l'Académie Française; il adore, sauf "supporter ce raseur

d'Erik Orsenna". Ah ben tant pis pour lui! Donc je lui ai dit: "Alfred, tu l'as bien cherché,

maintenant faut assumer!" Sa hantise c'est aussi que Noël Mamère le repère, à cause de

l'habit vert. C'est que du souci, d'être à l'Académie.

 

Mars: le 14, Honoré a épousé Madame Hanska, je suis ravie, enfin l'amour triomphe.

Chut, laissons-les s'aimer.

 

Avril: le 1er, exquis poisson, Albert, sacré farceur,  est né. Le 8, François-René a embarqué

pour l'Amérique, ce snob ne prend jamais l'avion depuis que le Concorde ne vole plus. Il prétend

qu'il n'a aucune chance de rencontrer Naomi Campbell sur un vol ordinaire, seulement des Atala

ou des René en tong et survêtements marqués I love New York ou Yes we can , donc ça l'intéresse

pas. François-René mon grand, fais attention, le monde a changé.

 

Mai: chic, Gustave est rentré de son voyage en Orient.On va pouvoir reprendre nos parties de

scrabble (endiablées)

 

Juin: le 16, Jacques qui participe au Veme symposium international sur Joyce, a prononcé

une  célèbre (et courte!) et très inspirée  allocution "Joyce le symptôme", en hommage à

celui qu'il considère comme un génie. Depuis, il estime acquis de se resservir 3 fois

de charlotte au chocolat et se montre exécrable avec ses camarades. Un bien mauvais exemple.

A méditer.

 

Juillet: tout le monde part en colonie de vacances

 

Août: l'éventail a vu le jour, le sort de l'humanité en sera changé. Mais pas celui de "l'Humanité"

( 532ème souscription). Ceci dit, c'est aussi un peu la fin des haricots. On sait pas. C'est brouillon

tout ça.

 

Septembre: comme tous les écoliers, Victor reprend le chemin de l'école et écrit quelques

sublimes Contemplations respectant le programme, maths, grammaire, etc:

"Marquis, je m'en souviens, vous veniez chez ma mère.

Vous me faisiez parfois réciter ma grammaire;

Vous m'apportiez toujours quelque bonbon exquis;

Et nous étions cousins quand on était marquis.

Vous étiez vieux j'étais enfant;...."

 

Octobre: le 7, Bob, le cousin de Robert Louis Stevenson vient habiter chez sa famille et devient

un merveilleux compagnon de jeux pour lui. Ensemble ils inventent mille histoires, portent des

lanternes, chassent des trésors, montent sur un âne, font les foufous.

 

Novembre: le 9, Jacques-Bénigne écrit son "Sermon sur l'Unité de l'Eglise". L'impact est immédiat:

numéro 1 des ventes à la fnac et chez virgin. Ce succés tapageur lui monte à la tête, ça ne lui

suffit pas, il cherche querelle à Fénelon, il se conduit comme un con. (je ne lui pardonnerai jamais

de toute façon)

 

Décembre: le 12, George est partie avec Alfred à Venise, je leur ai dit: "c'est ballot: à Noël tous les

hôtels vont être complets". "Bah, a dit George, n'importe quoi plutôt que se farcir le réveillon avec

mes beaux-parents" .Encore un bel exemple pour la jeunesse, tiens.

 

(tous les jours de l'année sont exacts.Dingue, non?  L'éventail montre ainsi son indiscutable sérieux

scientifique. A l'heure où tous les repères s'effondrent)

26.11.2008

La jeunesse se radicalise

Thibaudet, Fénelon, George, Musset: "Y en a marre, on est pas tes peluches!"

et Lacan: "je dirais même pluche, on est pas tes p'luches!"

 

23.11.2008

La manif d'hier par un enfant du siècle

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Je m'appelle Alfred de Musset. Bon, d'accord. N'empêche que j'étais à la manif

contre la privatisation de la poste. Nous partîmes 500, mais par un prompt renfort

nous nous vîmes douze mille (2150 d'après la police) en arrivant au port.

Cinq fédérations syndicales me soutenaient. Des usagers aussi. Ouais.Parait

que je rentre dans la case usager pas encarté. M'en fous du nom.

Car s'cusez, l'important, c'est ça: suis révolté, moi, par l'allure de nos postes!

Pas vous? Bon sang, quand d'aventure je vais poster une lettre à George en recommandé,

si par exemple je lui envoie non seulement une lettre mais aussi un livre, une boite de

calissons -dont elle est dingue- ou une surprise, je ne sais pas moi, c'est pas votre

affaire non plus!-  bref, je suis écoeuré.

Ce n'est plus une poste, c'est n'importe quoi. Et pourquoi? Parce qu'il est prévu que

le capital soit  ouvert le 1er janvier 2010 à 30%. La poste deviendrait une société

anonyme, fermant -c'est déjà commencé- ses bureaux dans les campagnes.

Le gaz, le téléphone... et maintenant la poste! putain de merde!

Alors voilà, je battais le pavé hier. Oh, c'était pas la manif du siècle. M'en fous.

J'en suis, moi. Je suis un enfant du siècle. J'aime les manifs. On est dans la rue.

Il fait froid. On se tient le bras. On est beaucoup. On est une vague.On

est tous. Me prend alors au ventre la rage qu'on s'y mette vraiment, tous, à gueuler,

à pas rester là sur le trottoir à regarder passer les cortéges, et la vie. Je suis

dedans, je suis là, moi, Alfred, j'y suis, libre, j'y suis fier !

Vous dites? ça manquait de panache?

Que dalle! Le panache est dans nos coeurs les amis!

On ne badine pas avec la manif! Hein Jacques? (Vous avez vu comme Jacques m'a

cassé les pieds et je suis poli, hier au diner chez Sophie L.L avec son...son Verbe!

Ravagé, Jacques! (Pas vu à la manif, d'ailleurs)

A bientôt avec vous,

Alfred  ( PS:et je vous vois là, à chipoter sur la photo et le drapeau que vous regardez

à la loupe. Prenez de la hauteur! Ici, aujourd'hui c'est une image! Admirez plutôt les galurins,

merci! Kiss. Alfred)

 

 

 

22.11.2008

Ravagés par le Verbe

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La scène se passe en début de soirée chez moi. Fénelon, Musset, et François-René

sont là. Jacques L. aussi. Qui fait la tronche, parce qu'on n' est pas encore passés

à table. Il est 21h. Il dit qu'il crève de faim. Mais nous attendons Albert. Je vous ai

dit je crois que cet astre de ma vie a un petit temps partiel chez Picard Surgelés?

Et moi, je ne commencerai pas à manger sans Albert.

Jacques ricane:

- Il t'embobine! Je fais de Kant une fleur sadique. Mais ton gus je vais en faire une...

- Oh ça va Jacques, il finit à 8 heures, laisse-lui le temps d'arriver...

- Oh Unbewusste!

- Arrête Jacques! crient-ils tous.

Jacques insiste, Jacques a envie d'en découdre, il se tourne vers les autres:

- Vous trouvez ça normal, vous autres?

Les autres soupirent en haussant les yeux au ciel. Fénelon se dévoue:

- Ecoute Jacques, chaque fois que tu viens, tu fous le bouzin

Musset surenchérit:

- Je sors de la manif de la poste, j'en ai plein les pattes, retourne au Réel, Jacques!

- C'est vrai ça, ajoute François-René, qui prend sa respiration et précise:

- Bouffer avec toi c'est la croix et la bannière

- Toi ta gueule le génie du christianisme, lui lance Lacan furibard

(moi) - Mes amis, mes amis, allez, on se croirait au PS!

Ils se marrent (ils sont indulgents avec moi, c'est pour ça que je les aime!)

Ouf, sauvés par le gong, voilà Albert, tout faraud

- Hello, la compagnie

- (moi) bon, ben, pas de salamalecs, à table

- Vous faites de ces têtes, dit Albert.

- Albert ça va, n'en rajoute pas, demande Fénelon, sers-nous à boire, va

- Mais on peut parler quand même! s'exclame Albert

- Ah on peut parler! rugit Jacques.On peut. Vous pouvez. Tous ravagés par le Verbe!

- Et c'est reparti, soupire Alfred. Mais pourquoi on te laisse parler? Tu nous les brises!

- Mais parce que le drame commence quand le Verbe s'incarne!

- (moi) Jacques tu es intenable! je te préviens c'est la dernière fois, je ne t'inviterai plus!

- M'étonnerait! vous jubilez, vous, tous, là. Du Verbe, c'est que vous vous en payez

une sacrée tranche

 

Je jette un oeil sur Fénelon, Musset, François-René, Albert. J'ai apporté sur la table le

saumon. (C'est un diner russe) Menu: saumon + blinis, pirojki, bortsch,vatrouchka.

 

- A propos de tranche, passe-moi le saumon dit Fénelon.

- Et c'est pas du Picard! se marre Albert

 

La soirée va être bonne.

 

 

 

 

 

 

09.11.2008

Ce qui rend heureux

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Albert, Alfred, Alphonse, Fénelon et George, discutent sous la tonnelle un soir d'été, c'est la fin du diner.

- Mais qu'est-ce qui vous rend heureux, vous? demande Albert

- Et toi? demande George

- Oh moi, vous ici, le vent dans les bambous,vos assiettes vides, nos verres pleins, les chauve-souris qui passent,

les cheveux noués de George, le rire de Fénelon, la moue d'Alfred,et la tête que tu fais en ce moment Alphonse!

- Le bruit de ce qui tombe sur la route du genre humain, répond Alphonse

- Charrie pas! dit Alfred

- Si! Les robes, les toges, les turbans, les tuniques, les spectres, les glaives, les faisceaux, les symboles vermoulus qui

fondent sous nos mains!

- Les champignons, les fleurs, les pierres, les papillons...euh non, une poëlée de cèpes tous ensemble cet automne à Nohant,

propose George.

- Etre vivant ici avec vous, répond Fénelon ému (une larme coule sur sa joue)

- Et toi Alfred, tu n'as rien dit? demandent-ils tous en se tournant vers Musset

- Heureux, dit Alfred, mais comment vous répondre? Ayant été atteint jeune encore, d'une maladie morale abominable, je vais

vous raconter à quelle occasion je fus pris de la maladie du siècle...J'étais à table...

- Oh Alfred tu nous l'as déjà fait! s'impatiente George.

- Laisse-le, dit Albert. C'est quand il se confesse que cet enfant est heureux...

07.11.2008

George va faire un beau mariage

La scène se passe chez Albert T. Normal: c'est lui qui a le meilleur cognac.Fénelon et Alfred sont là.

cognac.jpg Fénelon: alors ça y est, il est élu? Z'auriez-pu me prévenir, les gars!

Albert: ben  on voulait pas te déranger, t'étais mieux dans ta belle campagne

Fénelon: ouais c'est vrai, pour une fois que je sortais de Cambrai

Alfred: et puis tout ça nous saôule...D'ailleurs Albert, à propos de saôuler....

Albert:oui oui, mais pour boire j'aimerais qu'on attende que Lacan arrive...

Fénelon et Alfred (en choeur): putain non! t'as pas réinvité ce naze!

Albert: si, si...Gueulez pas, et George aussi. Ils viennent ensemble, ils m'ont dit. (Fénelon et Alfred se regardent consternés)

Albert: et comme ça Fénelon, t'auras des infos: George est toquée d'Obama, elle part pour Washington elle m'a dit. Barak c 'est son nouveau

Lamennais.

Alfred: j'ai toujours dit qu'elle est complètement siphonée!

Albert: peut-être les mecs, mais désolé, c'est mes amis, et j'ai une grande nouvelle à vous annon...

(On sonne) Albert: ah les voilà!

Ils entrent. George porte un tee-shirt brodé de l'inscription "We can". Jacques , un tee-shirt imprimé "Oui: canne !" décoré d'une magnifique

canne à pommeau qui aurait fait pâlir Honoré.Albert sort son excellent cognac)

Albert: mes chers amis, si je vous ai tous réunis, c'est que j'ai une grande nouvelle à vous annoncer!

George: moi aussi! (elle trépigne) une grande nouvelle! moi aussi j'ai une grande nouvelle à vous annoncer!

Albert: alors honneur aux dames, ma chère

(Alfred soupire ostensiblement, Fénelon se ressert un verre, Jacques a un air entre deux airs)

George: Jacques et moi on se marie!

Albert: euh, félicitations! bravo!

Alfred: Jacques, vous allez faire ça? vous avez envie de vous marier avec George, c'est vrai?

(Albert toussote, Fénelon s'étouffe dans son verre, George fusille des yeux Alfred)

Jacques:ben, c'est à dire... je dis toujours la vérité: pas toute, parce que toute la dire, on n'y arrive pas. La dire toute, c'est impossible,

matériellement: les mots y manquent. C'est même par cet impossible que la vérité tient au réel!

Fénelon: bon, abrège Jacques, t'es ouf dans ta tête et c'est tout. Tu disais Albert, toi aussi une nouvelle? T'épouse qui, toi?

Albert (galant): ah si George est prise ma foi je suis....

Tous (sauf George) :abrège toi aussi!

Albert: eh bien mes amis, en fait  la nouvelle est grave, mon samovar a disparu

Tous (y compris George): ton samovar!

(Chacun sait qu'il y a plusieurs années Albert y a caché le trésor de la langue française. Cette disparition est un coup de tonnerre)

Tous: on va t'aider! on va le retrouver!

George (hurlant): yes, yes we can!!!

(le rideau tombe)

 



 

02.11.2008

Oui, je suis vernie

hopital-st-pons-3.JPGA mon chevet, aujourd'hui -je suis patraque - Albert a rejoint Alfred.

Il est passé dans une pharmacie de garde, m'apportant avec grâce des potions soi-disant miraculeuses, bah c'est l'intention qui compte.

Alfred n'était pas fâché de cette visite. Ses mémoires d'outre-cuidance m'avaient amusée, il avait aussi préparé le déjeuner.

Mais j'étais incapable de manger et je sentais bien qu' Alfred assis à côté de moi allongée, commençait à s'ennuyer. A contre-coeur il m'a

proposé d'appeler Pagello, un docteur qu'il connait. J'ai dit "mais non ça va passer". Boudeur, Alfred m'a demandé "t'as pas des mots croisés?"

Quand Albert a sonné. Ah, bienvenue petite visite impromptue!

Albert le plus joyeux, le plus désinvolte, le plus jubilant des morts!

"Thibaudet, tu tombes à pic !" s'est exclamé Alfred

"Mon vieux, merci" a répondu Albert en ouvrant grand les fenêtres.

"Hé ho, ça sent le renfermé ici mes aïeux, j'aére tu permets?"

Alfred a ri, reconnaissant.

Et Albert nous a éblouis.

" Les cocos, c'est que j'y tiens à ma théorie des trois critiques: la critique spontanée ou parlée, celle des salons et des journaux;

la critique professionnelle, celle de la chaire ou des professeurs; enfin la critique des écrivains, la plus importante à mes yeux, car c'est la

critique créatrice. Ah comme je m'oppose à ceux qui se méfient du plaisir de lire! à ceux qui recommandent de juger indépendamment du

goût!"

Et dans un clin d'oeil gaulois -comme le rappelera si bien  Antoine Compagnon dans "Les antimodernes" - (il faisait les vitres dans le

salon n'en perdant pas une miette) il se tourne vers moi:"Le plaisir du lecteur devient vite un devoir du critique, comme les plaisirs

de la lune de miel deviennent le devoir conjugal".

Ah j'étais patraque aujourd'hui, mais en leur compagnie, j'étais vernie!

 

 

01.11.2008

Un caca nerveux de Musset

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(La scène se passe un soir de novembre chez Musset. Lacan et Thibaudet sont là. Ils fument tous les trois le cigare.

La pluie tombe sans discontinuer.)

 

Musset: les oreilles me sifflent mes amis!

Lacan: qu'est-ce-que cela veut dire Alfred?

Musset :ça veut dire que le triste effet produit par mon chant ne laisse pas que de m'attrister. En gros.

Hélas! musique, hélas! poésie, qu'il y a peu de coeurs qui vous comprennent!!!

Lacan: bon, musique, poésie, de deux  choses l'une...

Thibaudet: Jacques, arrête! Tu disais Alfred?

Musset: de çi, de là, j'entends que mon théâtre...

Thibaudet:...n'a aucune importance dramatique, c'est vrai!

Lacan:  on va pas tourner autour du pot; que nous montre l'ancienne Comédie? Il conviendrait que tu mettes un peu de temps en temps ton

nez chez Aristophane!

Thibaudet: Alfred, on a sifflé ta Nuit Vénitienne à l'Odéon et tu n'as plus écrit de théâtre que pour la lecture tu le sais! tu n'es pas le seul

d'ailleurs! Byron, Mérimée, Hugo après 1843 ont fait comme toi!

Musset: sympa, les mecs, vous me remontez le moral!

Thibaudet:allez quoi! tu es le poète des Nuits!

Lacan: et si on se buvait un petit cognac?

Thibaudet:le théâtre est une discipline. Et tu n'aimes pas les disciplines, Alfred!

Musset: Albert n'en rajoute pas, je suis ce soir à terre...Et en plus, George m'attend depuis au moins une heure au drugstore saint-germain!

Thibaudet: ah alors là, je te plains!

Lacan:le désir croise la ligne signifiante mes enfants! Tous au drugstore saint-germain!

(Ils sortent)