31.12.2008
Dédié à Jeanne d'Arc
Plus sur l'écran les voix, celles que je ne connais pas, se font singulières, se différencient,
plus je reconnais une syntaxe, une tournure de phrase, un ton, plus je devine une réaction,
ou d'ailleurs plus je me trompe, plus je suis aussi surprise parfois, mais pour être surpris il
faut ne pas l'être toujours!, plus donc les voix de ceux -et celles- soit qui commentent ici,
soit qui écrivent ailleurs, ou les deux, s'entendent à mes oreilles de façon plus fine, plus douce,
plus précise, comme des silhouettes sortant peu à peu de l'ombre, et plus...
...et plus vos vraies voix à tous, vous dans l'obscurité derrière les écrans, me manquent terriblement,
voilà. Pourtant au début, parler -sans corps- à ceux qu'on ne connait pas est très attirant.
Ensuite, ensuite, maintenant, c'est quand même pas très catholique! Le corps revient,
le mien en tous cas, ou le diable?! qui ne cesse pas d'appeler yeux, bras, jambes, et
surtout voix, voix, voix.
07:51 Publié dans Je sais pas quoi | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : manque, voix, virtuel, limites

