03.11.2009

Grenadins de veau aux figues et aux girolles

Bon, je ne mets pas de photo, tout est mangé, même la photo.

Mais en plus d'être bon, c'est beau ( le doré des girolles + le violet

des figues) (par exemple voilà une phrase que j'aime bien et

qu'on n'a, c'est dommage, pas souvent l'occasion de dire: "le

doré des girolles et le violet des figues" et qui engage merveilleu-

sement à rien.)

Donc voilà. Pas grand chose résiste à ça: des grenadins de veau

chez un bon boucher (oui, absolument chez un boucher, il faut qu'il

les prépare devant vous, ce n'est pas pour toujours tout ramener à

moi mais en fait si, mais s'il y a quelque chose que j'aime c'est voir

un boucher préparer la viande, c'est mon coté moitié Alina Reyes, ah

ah, vous êtes bien dégoûtés? et moitié Jean-Pierre Coffe). Pas la peine

qu'ils soient trop épais, il vaut mieux qu'il y en ait deux par personne.

Dans la poële faire revenir les girolles - bien essuyées, mais pas lavées,

malheureux!- les faire cuire, je sais pas moi, vingt minutes, et 5 minutes

avant la fin dans une autre poële cuire les grenadins de façon à ce qu'ils

aient goût de noisette.

Et en même temps dans la poële des girolles, 5 minutes avant la fin mettre

les figues, trois par personne grosso modo, fendues doucement en quatre -

mais pas jusqu'au bout, enfin vous voyez bien comment on fait pour les figues.

Au moment de servir, vous salez et vous éparpillez dessus des feuilles de

coriandre ciselées. Et vous vous asseyez en bonne compagnie et vous poussez

ensemble des "oh" et des "ah". Bon, ça va? vous avez compris le coup des

2 poëles? Voilà. De rien. Le doré des girolles et le violet des figues.