09.10.2008
Qui m'a envoyé ce livre?
* Tiens, j'ai reçu par la poste un "Pauline" d'Alexandre Dumas
dont j'ignorais jusqu'à l'existence (de Pauline, pas de Dumas,
charriez pas!) C'est en folio, ça date de 1838, et au dos voici
ce que l'éditeur écrit:"C'est le roman d'une jeunesse déboussolée
qui tente de se faire une place dans une société mesquine".
Carrément! Bon, je lance un crumble aux pommes, j'appelle ma soeur,
je fais diner les enfants,je lance une lessive, (qu'est ce que je lance!),
je jette un oeil sur le chat, je réponds au téléphone qui sonne toujours
quand il faut pas et jamais quand il faut, je fais réciter un contrôle d'espagnol
(je dis "réciter" à l'ancienne, mais les enfants emploient jamais ce mot-là!),
je descends la poubelle, je remonte, je demande si c'est possible d'hurler
moins fort dans cette maison, j'en passe et des meilleures et à nous deux
Pauline! Tu feras un peu de repassage avec moi! Puisque George m'a pas aidée,
quelle glandeuse celle-là, des fois!
En même temps que je tape je viens de lire le premier paragraphe, j'adore!
"Vers la fin de l'année 1834, nous étions réunis un samedi soir dans un petit
salon attenant à la salle d'armes de Grisier, écoutant, le fleuret à la main
et le cigare à la bouche,les savantes théories de notre professeur,
interrompues de temps en temps par des anecdotes à l'appui, lorsque
la porte s'ouvrit et qu'Alfred de Nerval entra"
Alfred, disent les notes c'est un clin d'oeil de Dumas, un mélange entre le nom
de ses amis, Nerval...Alfred de Vigny etc!
Mais qui m'a envoyé ce livre si bien choisi ????? Merci mystérieux donateur anonyme!
Ne le reste pas!
20:30 Publié dans Questions | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
Nobel

C'est ça la vie: on se dit qu'on a une idée, une idée par exemple
qu'on croit drôle, du genre vu que c'est la semaine des prix Nobel,
décerner des Nobel farfelus à des camarades de blog, et ainsi en même
temps leur rendre hommage, (un hommage mérité oh voui voui voui) tiens,
quelle idée extraordinaire! on se sent la fille qui a avalé un clown,
c'est comme si le billet était déjà écrit, d'ailleurs l'idée était esquissée
avec un Nobel des jeux de mots"les plus pourris" - c'est lui qui le dit, hein,
je me permettrais pas! -attribué sans hésitation à Eeelsoliver fou de cinéma, car je ris de très bon coeur
à ses commentaires déchaînés question jeux de mots (pourris, donc !) chez la magique Frasby ,et en fait,
on s'aperçoit vite:
1/ qu'elle est pas si poilante du tout que ça cette idée, car légérement éculée (même si tu mérites à donf
ton Nobel, Olivier, sois pas triste! Et non seulement tu le mérites, mais tu l'as! Et t'es même le seul, honoré
ainsi par l'éventail! mot compte triple! T'as un smoking? Car ton heure de gloire n'est pas encore complètement
venue! donc prépare-toi! ah et tu dois préparer un discours aussi! ) et visible partout, ne serait-ce que tout
récemment sous une forme assez élaborée rue 89 (zut, j' arrive pas à insérer un lien pour être directo sur la
page! mais vous trouverez: c'est Harvard qui décerne des prix aux recherches scientifiques les plus absurdes)
2/ que donc plein de gens l'ont déjà eue, et est-ce pour ça que c'est pas drôle, donc drôle impliquerait
que ça soit original ?en voilà une question qu'elle est bonne!
et 3/ que du coup on se met à penser à plein de choses, (= comment définir l'intitulé de ces prix Nobel,
même de la plus haute fantaisie? on se dit misère ça va être vachement réducteur et on se perd alors
dans des pensées philosophiques éminemment passionnantes, et c'est pas pendant ce temps que le frigo
se remplit pour les enfants qui vont encore rentrer de classe en mugissant: "t'as pas acheté d'la bouffe?" ,
comment mélanger des prix dictés par le rire, des prix dictés par l'admiration, des prix de fidélité ? etc,
comment donc y insérer des blogs qu'on aime depuis longtemps comme par exemple ceux qui n'ont rien
à voir avec la choucroute, c'est le cas de le dire, et tout le monde va se rendre compte que Nicolas Chauvin
ou Albert Thibaudet pésent pas lourd à côté de mon penchant pour les recettes de cuisine, ba oui, et commen
il fait en vrai le jury des Nobel pour choisir, et toutes sortes de questions de la mort qui tue, dont celle-là: décerner des
prix, c'est quasi comme des classements quand même, mine de rien, or le billet de l'excellent Solko vient de
tomber par la-dessus, et je vais avoir l'air malin, moi, avec mes prix à la noix)
4/ et de toutes façons je sais pas insérer des liens et
5/ que CQFD les vertus du doute ça vous pourrit la vie c'est vraiment bien, ya que ça de vrai,
...car, si ça m'a pas rendue plus intelligente, ben ça rend plus humble, et donc ça m'a poussée à supprimer
mon premier billet où je me décernais à moi-même des Nobel (ya pas de mal à se faire du bien me disais-je
en me trouvant tellement follement spirituelle pour ces Nobel auto-attribués que je pourrais même comme Sartre
refuser! , très grande dame! mais aïe aïe aïe, quand quelques heures plus tard j'ai relu mon billet j'étais moins fière,
ah ça j'étais moins fière!, et j'ai prié pour que la planète qui comme on sait, a les yeux jour et nuit rivés sur l'éventail,
soit en promenade à ce moment-là et n'ait rien vu, j'étais cramoisie de honte, quelle impudeur! et pas tire-bouchonnante
du tout en prime!)...
NB: je suis sûre qu'il y a des phrases boiteuses dans ce billet tant pis, tu les reconnaîtras lecteur!,
je suis trop crevée pour m'y remettre!
La Nobel du lien (ah, comme c'est trop beau: pas savoir insérer des liens, apprendre....quel merveilleux gibier de
divan je suis!) vous embrasse! (et félicitations Eeeelsoliver, tu l'as pas volé!)
(et vous avez remarqué: rien sur Nobel, qui c'est, comment, pourquoi! Rien! pas envie aujourd'hui! , plus la force!
Et vous non plus!)
12:07 Publié dans Questions | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
08.10.2008
Nicolas Chauvin
Donc, première nouvelle pour moi, Nicolas Chauvin, il y a. Enfin il y eut.
D'où le mot "chauvinisme".
Ou plutôt il n' y eut pas. C'est une légende. Une légende qui nomme ce
Nicolas Chauvin, - inventé dit-on, soldat de l'Empire et patriote à l'excés.
Mon Larousse de l'avant-dernier siècle explique ça très bien:
" Né à Rochefort, nicolas Chauvin, un des plus braves soldats de la République et de l'Empire,
reçut 17 blessures, eut 3 doigts amputés, une épaule fracturée et le front horriblement mutilé.
Il obtint pour prix de ses services, un sabre d'honneur, le ruban rouge et deux cent francs de
pension.
Ce vieux grognard se fit toujours remarquer par une telle naïveté et une telle exagération dans
ses sentiments, que ses camarades finirent par le tourner en ridicule.
De l'armée, sa réputation se répandit dans la société civile, et le théâtre s'empara bientôt de lui
pour le populariser".
Il a été ridiculisé dans "Le soldat laboureur" en 1821 par Eugène Scribe, académicien français
(Musset le fut aussi!), enterré au Père Lachaise.
Nicolas Chauvin...Nicolas Chauvin....que je ne connaissais pas ce matin....
22:57 Publié dans Questions | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
25.09.2008
Tout le monde est perdu?
Hier, j'étais place de la république.
Oui, je sais, je sais: j'ai une vie démentielle:
avant-hier à la Défense...hier place de la république...
A mon avis, il n'y a pas vraiment de mots pour décrire une
vie aussi captivante, hein!
Je sortais du métro et je cherchais la rue Turbigo.
(tiens, je viens de regarder: Turbigo c'est une ville de Lombardie,
près de Milan).
Pour garder toute ma séduction et ses secrets, je ne dirai pas ce que j'allais faire rue Turbigo!
Ah ah! rue Turbigo...voyons...Bon, j'enchaîne.
Donc, confiante, je demande à un premier passant.
Il ne sait pas. C'est comme si je lui demandais un truc ahurissant. Pour info, cette rue Turbigo
est vraiment toute proche de la place de la république.
Je demande, toujours aussi confiante, à une seconde personne. Puis à une troisième. Il y a beaucoup
de monde place de la république.
Je cherche un plan à une station de métro. Je ne trouve pas. Je me dis: mais c'est trop idiot,
quelqu'un sait bien où elle est cette rue, c'est dingue ça.
Ou bien tout le monde ici est comme moi? tout le monde est perdu?
Je suis de plus en plus hésitante en demandant, et je vois bien que ma confiance qui vacille,
n'est pas de nature à arranger mes affaires.
C'est comme si désormais en demandant cette rue, j'induisais que c'est un truc impossible à trouver!
Je demande exactement à 7 personnes successives, hommes, femmes, vieux, jeunes, je varie
les profils tels un sondeur de la sofres, mais personne ne sait!
Et personne n'a l'air désolé, chacun suit sa trajectoire. Où vont-ils tous?
En tous cas, pas rue Turbigo!
Le vertige me prend.
Non pas l'inquiétude de ne pas trouver, je sais que je vais finir par y arriver;
mais soudain cette impression d'être complétement étrangère, de ne pas parler la même langue,
que personne ne peut rien pour moi, et que tout le monde s'en fout...
Ce qui est vrai, et légitime!
Oh ça ne dure pas longtemps, mais la tête me tourne...
Je la lève (la tête! vous suivez ou c'est trop long mon histoire, ou vous vous en tapez vous
aussi?!). Le ciel est aussi beau que la veille à la Défense. Mille souvenirs de manifestations ici,
sur la place mangée par la foule, aujourd'hui dévorée par les voitures, me remontent dans le coeur.
C'est un (magnifiquement beau, égyptien peut-être?) vendeur de bonbons, pralines, etc, qui me sauve.
Il m'indique cette putain de rue Turbigo. Il me sourit.
Qu'est ce que c'est beau un homme qui place de la république vous sourie!
10:49 Publié dans Questions | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
09.09.2008
Fracassage de protons pour un éventail
(je reproduis ci-dessous in extenso l'article en première page du
Monde de ce soir, daté 10 septembre 2008. Article agrémenté d'une photo qu'hélas
je ne peux pas reproduire ici, c'est elle qui m'a attirée l'oeil en premier.)
La machine à décrypter l'univers
Le plus grand instrument scientifique jamais construit va entrer en activité,
mercredi 10 septembre, sous la frontière franco-suisse. Le collisionneur
de particules géant de l'Organisation européenne pour la recherche
nucléaire (CERN) doit fracasser des protons dans les 27kilomètres de son circuit
souterrain.L'objectif de cette machine de 3, 7 milliards d'euros, qui mobilisera
10 000 chercheurs du monde entier? Recréer les conditions qui prévalaient
juste après le Big-Bang. repérer des fragments de matière - dont le fantomatique
boson de Higgs - au sein de détecteurs comme Atlas. Retrouver mon éventail.
Et répondre à des questions fondamentales: pourquoi les choses ont-elles
une masse? pourquoi je perds tant de choses?Où est passée l'anti-matière?
Où est passé mon éventail?Comment s'est formé l'Univers?" Comment
vivre sans lui ?(mon éventail).
(lire page 8 et l'éditorial page 2)
16:53 Publié dans Questions | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
07.09.2008
Wanted
Perdu dans la nuit mon éventail préféré
(éventail anglais XVIIe, dit "éventail à la Diane")
Grosse récompense.
S'adresser ici-même ou au pressing, près du shopi.
Merci.
- Edit 20 octobre 2009: l'image de cet éventail vient du site Place de l'éventail
que je remercie et que je prie de m'excuser pour cet emprunt non signalé.
Bien sûr je n'ai pas perdu cet éventail ne l'ayant jamais possédé. C'était
un texte de fiction. Je crois que ça s'appelle comme ça. Quant au pressing
et au shopi: s'abstenir! Vous êtes aussi..fictionnesques!
10:30 Publié dans Questions | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
23.08.2008
Où ? Pourquoi ? Quand ?
Où est-il ? / mystère et boule de gomme...00:12 Publié dans Questions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.08.2008
Une journée
Du sable collé sur les jambes...
Du vent dans les cheveux et qui fait perdre l'équilibre ...
Le bonheur en vélo...
La mer grise....
Un peu de pluie, du soleil...
Elle, 13 ans, -une mouette!- qui surveille si je la suis bien,
qui me reproche mes imprudences...
Qui ralentit sa course pour ne pas me perdre en route...
Le bonheur en vélo, quoi!
22:15 Publié dans Questions | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
20.08.2008
Clair de lune
Courbet...Klimt...Le Gray....
Le Gray...Ce clair de lune (1856).
Ces nuages pour Frasby ?
Ce voilier pour Christine ?
Ce Gustave pour Marc ?
Ce clair de lune pour Lydie, Denis...?
Pour qui écrivons-nous?
Pour qui prenons-nous des photos?
Pour qui vivons-nous?
Et à qui parmi nous tous -tous, tous - la lune sourit la nuit sur la mer?
13:36 Publié dans Questions | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
18.08.2008
J'aime les Alfred
Un blog constitue quand même un vaste sujet d'interrogations.
Celui des autres. Le sien.
Quelque chose se dit, et beaucoup de choses s'y taisent. Sait-on soi-même ce qui s'y dit? Et pourquoi le dire? Et pour qui, au juste?
Attend-on des commentaires? Les espère-t-on? Les redoute-on?
Plaf, généralement ils tombent à côté. Plaf, ils sont rarement ceux qu'on espérait.
Bing, ils peuvent blesser, ou alors -et ce n'est pas mieux- ceux des autres lecteurs, sur d'autres blogs,
peuvent dégoûter de soi, dégoûter des autres.
Les autres lecteurs ne nous envoient-ils pas parfois en pleine figure un miroir qu'on n'a aucune envie de voir?
Et nous, nous les lecteurs, nous les lectrices, ne poussons-nous pas à la complaisance les auteurs, ne tapons-nous pas à côté ?
Qui s'enflamme, qui s'imagine n'importe quoi, qui construit une image désolante, et poursuit cette
construction avec obstination? malgré les dénégations de l'auteur!
Quel bazar! Quel méli-mélo de non-dit, de trop-dit, d'espaces vacants er d'enchevêtrements!
Le silence inquiéte. . . Où sont les lecteurs? Où sont les commentateurs? Où est l'auteur?!
L'accumulation des mots lasse.
Le silence s'installe. Le silence est comme le vent qui passe sous la porte.
Brr, c'est l'hiver quand c'est l'été.
Le vent apporte le froid, le vent apporte l'air de la liberté.
C'est que les commentaires des autres parfois figent.
Il y a du glas qui sonne. Personne comprend, me dis-je! Bon sang!
Des fausses pistes quand on aspire à la vérité!
De la lâcheté, partout, partout! Des faux-semblants!
Des générosités factices, des séductions faciles!
Aux voix mâles des écrits, un tant soit peu habiles, répondent dare-dare
les accents de l'immodeste envie de plaire, les airs de modestie vertueuse, et la persévérante, l'éternelle,
l'agacante, l'insupportable désir féminin de consoler les hommes qui n'en peuvent mais !
..........Tandis que derrière, veillent, goguenardes, les douces mânes du foyer...
Ah, l'écriture...comédie, supercherie, et seul outil!
Ah, ce silence (c'est dit: j'aime les Alfred): "Seul le silence est grand, tout le reste est faiblesse (...)"
Ouais.
C'est Vigny qui le dit, mais à ce moment-là le loup meurt.
Ah, c'est malin, tiens !
14:34 Publié dans Questions | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note


