26.11.2009
Consigne
Sur le modèle de cette affirmation vous en construirez une autre:
J'aime terriblement faire couler l'eau dans l'évier quand je viens de le
déboucher. Je ferais ça toute la soirée.
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"Le marchand de violettes"
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25.11.2009
Coup de tonnerre au colloque Soulages: c'est Soulages qui a peint Absinthe
23:39 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
Un souvenir, anodin et précieux.
A B.I, et sa visite surprise aujourd'hui.
Dans l'île -d'Yeu- où j'ai habité quand j'étais petite, deux ou
trois ans, deux ans et demi je crois, il y avait l'hiver et il y avait l'été.
L'hiver il faisait froid, le vent soufflait, il y avait souvent des tempêtes.
A l'école les religieuses -il n'y avait pas d'école publique- portaient sur
la poitrine en pendentif un gros coeur en argent, le coeur de Jésus Christ.
On ne rigolait pas tous les jours.
Et puis il y avait l'été et l'été c'était beaucoup mieux: la plage, la maison
couverte de coquillages sur le chemin de la plage, le sable, la mer, le soleil,
les shorts, les épuisettes, le thon frais cuit aux poivrons dans la cuisine dans
des grands faitouts - à cette époque il y avait 90 thoniers à l'île d'Yeu- car tout
d'un coup on se retrouvait nombreux.
Toute la famille venait là pour les vacances. Comme c'était bien!
Un été, mon grand cousin est venu tout seul, comme un grand. Il avait quinze
ans je crois.
Je vois très bien ses gambettes et son pull léger, marin, à rayures.
Pensant qu'il savait tout, un beau matin je lui ai demandé, lui qui avait l'air si malin
pourquoi un livre dans la bibliothèque de mes parents s'appelait "Mémoires d'une
jeune fille rangée".
Il a rigolé. Et il m'a répondu: "Je te le dirai quand tu arriveras à toucher avec
ta langue le bout de ton nez".
En fait je continue à essayer.
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