10.11.2008
Mélancolie de Fellini
Il parlait d'être "un témoin auquel il faut permettre d'inventer tout ce dont il prétend témoigner".
Je me souviens de la formidable mer en plastique noir (comme des sacs poubelle) dans "Casanova",
du cheval blanc surgi dans les embouteillages de "Roma",des fresques s'effacant au moment où
découvertes elles apparaissent à l'air libre (comme l'amour quand il est dit et se fige alors en quelque chose
de moins précieux ou s'envole ?), du "Satyricon" où Alain Cuny avait un rôle, de "Casanova "encore,
seul à la fin de sa vie dans son château...
07:41 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : fellini, alain cuny, fresques, amour
02.11.2008
Roma citta aperta
22:20 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
01.11.2008
Los olvidados
Réveils brusques dans la nuit:
- la première fois avec la pensée forte du film de Bunuel "Los olvidados" qui était je ne sais pas où depuis des années,
dans les méandres de mon cerveau
- la deuxième avec l'image du pont d'Avignon (ou plutôt de ses rives)
Interrogations il y a quelques instants pendant que je prépare un gâteau au chocolat: qui sont ceux que j'ai oubliés?
et je trouve à ce point qu'on danse tous en rond???!!!!
07:52 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
28.09.2008
ça c'est pas possible.
ça c'est pas possible: Paul Newman est mort.
Ici dans "Butch Cassidy et le kid" où je l'ai
aimé à la folie.
D'ailleurs on a vécu un an ensemble
à cette époque.
Oui, oui. Inséparables tous les soirs et toutes les nuits.
Lui punaisé au-dessus de mon lit, sur une immense affiche en couleurs.
Et un jour, un certain jour dirait quelqu'un !, en rentrant du lycée, horreur:
ma petite soeur lui avait dessiné au feutre
des moustaches à la Salvador Dali...
J'étais effondrée.Elle, stupéfaite de l'intensité de ma réaction.
" Mais t'as vu comme il est tartignole!" répétait-elle
Tartignole!?! Je l'aurais tuée.
07:16 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
11.09.2008
L'Eldorado
(Pour Eeeelsoliver, http://cinemadolivier.canalblog.com)
Quand j'étais jeune, très jeune, quasi au temps du cinéma muet,
de Rudolf Valentino et de la locomotive des frères Lumière entrant
dans la gare de la Ciotat (de la Ciotat? ), j'ai eu la chance de tomber
amoureuse d'un garçon fou de cinéma.
Je l'ai suivi dans sa ville, très loin de la mienne, et d'ailleurs,mes parents en ont fait tout un cinéma.
(Les siens aussi. J'avais 18 ans, lui 16. Vous voyez le bazar. )
Or dans sa ville, à la lisière de cette ville, il y avait
un cinéma extraordinaire qui s'appelait..."l'Eldorado", on disait "l'Eldo".
On traversait la ville le soir pour y aller, dans mon souvenir c'était loin.(Un peu normal
pour l'Eldorado en même temps!). Et chaque soir, le patron du cinéma se tenait là, devant
la facade, silencieux et bougon, mais bougon tendre.
Il restait devant la porte du cinéma, mastoc,
en polo gris, polo comme Brassens portait vous voyez?, et il avait l'air tellement solide
que j'imaginais qu'il y avait une partie de lui enfoncée dans le sol.
Il restait là jusqu'à ce que tout le monde soit arrivé, avant la séance du soir (Il n'y avait
pas 25 OOO séances par jour ou par soir) Il me semblait très âgé. Pas un vieillard chenu.
Mais avec de la bouteille. Très rassurant, très bienveillant.
C'est sans doute que nous étions très jeunes, tous.
La facade était créme, baroque, un peu comme une facade à la Havane, piquée de sel,quoique
cette ville n'était pas du tout au bord de la mer. (Mais iodée par la mer de cinéma?)
Les fauteuils? bah je ne m'en souviens pas du tout.
Par contre, je me souviens très bien des splendeurs que j'y ai vues:
- "Johnny Guitar" : éblouissement total, film adoré à la folie, choc de douceur inégalée.
- "Themroc" :le jour de sa sortie, extraordinaire film de Claude Faraldo qui je crois est mort il y
n'a pas très longtemps.
- " India song" et Marguerite Duras était là ensuite pour parler avec les spectateurs, et j'ai eu
terriblement honte car mon amoureux s'est mis à polémiquer avec elle
très agressivement, c'était atroce! D'ailleurs elle s'est pas laissée faire...L'horreur absolue!
Elle l'a traité de "petit blanc-bec", il l'avait bien cherché!
Mais bon sang, je me dis maintenant:qu'est ce qu'on était vivants! (elle en tous cas).
- tous les films de Truffaut avec Jean-Pierre Léaud ("Antoine Doinel/Antoine Doinel/Antoine Doinel...")
- "Mort à Venise", film sur-adoré, j'ai une passion absolue pour Dirk Bogarde
- un chef d'oeuvre de Chantal Akerman, je ne me rappelle plus le titre, avec Delphine Seyrig (amour
de ma vie -je l'adore dans "Peau d'âne" avec Jean Marais -sublime kitscherie fantaisie de Jacques Demy-)
épluchant pendant des heures des pommes de terre (et il se trouve que je pense très, mais alors très
souvent à ce film, "Jeanne Dielman" tiens je crois), et Chantal Akerman aussi était venue, mais
mon blanc-bec s'était tenu à carreaux!
- et puis "Vol au-dessus d'un nid de coucou"
- et puis "L'an 01" de Jacques Doillon , où il était dit "mais à quoi ça sert de fabriquer des langues de chat?
Comment peut-on admettre un monde où des gens sont enfermés dans des usines pour fabriquer des langues de chat?"
...et puis tant d'autres films...
Quant à la question des langues de chat, elle reste entière.Non?
La séduction immense de Sterling Hayden dans le film de Nicholas Ray,aussi. Non?
00:29 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note




