23.02.2010
La fermeture des portes et l'ouverture des sujets (1)
A Jean Glorieux, car j'ai oublié tout ce qu'il m'avait enseigné, pas fichue ce matin de repérer une seule figure de style, c'est malin!
Alors voilà, ce matin j'ai passé la première épreuve du concours pour -ou pour pas- être prof de français et d'histoire (oui, ici c'est fromage ET dessert) dans les lycées professionnels.
Oui, oui c'était prévu. Et non, non, ce n'est pas le champ de mines.
Le champ de mines de toute façon j'y vais. Le 15 mars ou le 30: vous serez avisés en temps utile!
Donc c'était tellement prévu qu'une belle petite étiquette était collée sur mon beau petit bureau au 5ème étage d'un gigantesque bâtiment dans une immense salle où il y avait plein de petits bureaux pareils avec les étiquettes collées dessus portant le nom de chaque candidat. Et le prénom. Et la date de naissance. Et tout ça.
Et à côté de l'étiquette, il y a un code-barre détachable à coller sur sa copie. Moi qui des fois suis mal barrée, eh bien c'est la première fois de ma vie que j'étais code-barrée, c'est chic!
Voilà: mon numéro c'est 9137565306. (Très joli numéro soit dit en passant!! Numéro gagnant)
Bref.
Bref donc ça commence comme ça: la foule des candidats dans la rue déborde des trottoirs, les bus klaxonnent, il fait gris, un camion de sandwichs s'est posé là et tout le monde va au ravitaillement comme si on partait en expédition au Zimbabwe. (Ensuite, je me suis aperçue que ça faisait partie du kit du bon candidat: tout el monde avait sa petite bouteille d'eau sur sa table et tout le monde en buvait d'un air religieux, comme si c'était du Hugo liquide qui allait directement nous couler dans les veines et nous inspirer (oui le sujet c'était un poème de Hugo. Attendez, je vais vous dire lequel, et on avait cinq heures pour le commenter, et j'étais fière de boire dans ma petite bouteille comme tout le monde. Mais je n'ai pas demandé à aller aux toilettes comme tout le monde, car je suis contre, tous ces déplacements c'est dangereux, ça fait pencher l'avion).
Et ça finit comme ça: dans l'escalier à la sortie de l'épreuve, deux filles: "Bah moi j'aime bien Victor Hugo", et l'autre:"Moi aussi je l'aime bien, mais il m'énerve"!
( j'écris la suite -c'est si palpitant!- tout à l'heure...je vais regarder Olympiakos-Bordeaux dîner, prendre des forces, demain je "passe" l'histoire-géo, et là ça sera pas de la gnognotte)
21:14 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


Commentaires
"tout le monde avait sa petite bouteille d'eau sur sa table et tout le monde en buvait d'un air religieux, comme si c'était du Hugo liquide qui allait directement nous couler dans les veines"
Ah ah! J'aime beaucoup ça! Vivement la suite!
Écrit par : tanguy | 23.02.2010
Les commentaires sont fermés.