02.11.2009
Ne jamais croire ce qu'on croit, ne jamais croire ce qu'on voit, ne jamais croire ce qu'on lit.
Tout à l'heure je voulais juste photographier dans la cuisine ce bouquet de fleurs, ces fleurs-là.
Et puis tiens, au bout du compte la photo ne montre pas seulement ce bouquet de fleurs.
Au moment d'appuyer sur le bouton j'ai eu envie de montrer en même temps mon Larousse
du chocolat, factice.
Et d'une.
(Ce n'est pas un vrai livre, on ne peut pas ouvrir les pages et il est plus grand que le vrai qui a
exactement la même tête; c'est un de ces faux livres fabriqué par les éditeurs pour que les libraires
les mettent en vitrine. Il y a aussi des grandes Pléiades géantes, etc.)
Et puis pour photographier les fleurs et le Larousse, l'ordinateur était dans le champ.
Or l'ordinateur n'est jamais là d'habitude. Ah c'est curieux.
Et de deux.
Enfin je n'ai pas fait gaffe: à la dernière seconde un bout de l'aspirateur s'est déplacé devant l'objectif
pour faire coucou comme un badaud derrière un reporter de télé.
Et de trois.
Limpide!
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Qu'est-ce-que c'est ?
17:55 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
Une histoire (23 et fin)
" 15 mai dans un jardin. 21heures. " Je t'aime, ne dis pas de
conneries", son indignation , je me fais engueuler. Il vient
de décommander un truc. Encore une fois. Trop de boulot. "Trop
de stress" dit-il. Je me débats un peu: "Mais tu avais promis".
Lui: "Oui et je tiens toujours mes promesses". Oh non! Jamais!
Mais il insiste: " Tu as bientôt fini cette comédie?"
Je m'adoucis, je me dis que ce n'est pas grave, qu'il a raison,
que je ne vais pas EN FAIRE UN DRAME. " N'en fais pas un drame"!
Je retourne avec les invités dans ce jardin, le coeur léger, rassurée.
C'est le mois de Marie, c'est le mois le plus beau. "Je t'appelle
demain, promis, et on se voit jeudi mon amour chéri, promis". On
est mardi.
Il ne m'a plus jamais appellée. J'ai attendu, j'ai espéré, il ne m'a plus
jamais appelée.
Je l'ai appelé.Il n'a jamais répondu.Pas un mot, pas une ligne, pas un
signe.
Pas un mot, pas un bruit, pas un souffle.
Plus jamais, plus jamais.
L' été a passé. Je disais à tout vent: "C'est inhumain, c'est inhumain ce qu'il
m'a fait. Hein c'est barbare, c'est inhumain.Hein, c'est inhumain."
Personne n'osait plus me répondre car je n'avais toujours pas levé l'interdiction
de dire la moindre parole offensante sur lui.
Je me suis débattue tout l'été, tout l'automne, avec cet "inhumain" qu'il m'avait fait.
Et puis un jour hop, je me suis réveillée, peut-être qu'il faisait froid, peut-être
que rien du tout, et je me suis dit que c'était le contraire, que c'était très humain."
FIN
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