05.10.2009
Le courage, l'amour.
"...Dans Compagnons, quand les ouvriers se demandent comment
leur copain Jean, qui agonise sur le bord du chemin, va faire pour
rentrer chez lui, ce Jean Kernevel, à demi mort pourtant, murmure:
"Faudra ben" et c'est tout ce qu'il faut à Louis Guilloux pour faire
voir ce qu'est le courage. Sept petits mots lui suffisent à écrire une
des plus belles phrases d'amour de la littérature: quand le soldat
revient de guerre, gueule cassée, trou en guise de nez, sa femme
blémit, puis lui prend le bras et dit: "Mon ptit Louis, c'est toi quand
même..."
Mona Ozouf
Composition française
Gallimard, 2009
20:20 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : courage, amour, louis guilloux, mona ozouf


Commentaires
C'est si rare d'entendre parler de ce merveilleux écrivain qu'est Louis Guilloux. Merci Sophie.
Ecrit par : la Mère Castor | 05.10.2009
- Mère Castor: zou faites un saut absolument chez Solko et son billet du 25 septembre. Le lien est ici dans le billet "Louis Guilloux sarcastique et tendre" il y a quelques jours.
Ecrit par : Sophie L.L | 05.10.2009
Ecrire un commentaire