30.04.2009

Louis Massignon, vous le connaissez?

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Je ne sais pas du tout qui c'est. Mais j'apprends (dans Livres-Hebdo

de cette semaine, n°775) la parution à la mi-mai d'un livre qui me fait

envie. C'est dans la collection Bouquins, aux éditions Robert Laffont, la réédition de textes

introuvables - mais je ne les cherchais pas!- ou carrément inédits, d'un type qui  s'appelle Louis

Massignon (1883-1962). Un type, né dix ans donc après Péguy, qui parait-il aimait Huysmans et

fut ami avec Claudel et Charles de Foucauld. (Ceci dit, déjà je connais à peine les deux premiers,

mais Charles de Foucauld, franchement à part le mot "désert" qui apparait automatiquement, je

ne sais rien mais rien de lui, mais justement)

Enfance très pieuse dit l'article de Livres-Hebdo, puis fascination très jeune pour la langue arabe,

crise de folie en 1908 au cours de laquelle il revit la Passion de l'iranien Al Hallaj qui mourut en

922 coupé en morceaux, crucifié puis brûlé, Al Hallaj dont il fit le sujet de sa thèse de doctorat

d'état, passionné par le procès de Jeanne d'Arc, marié en 1914, père de trois enfants, engagé dans

 la guerre des tranchées en Orient en 1917, il devient prêtre en 1949.

Bon. Voilà. Un grand orientaliste comme on dit, prof au Collège de France, mystique à donf et 

archi-érudit.

Et donc ça parait en coffret  sous le titre "Ecrits mémorables" Tome 1 et 2, et c'est un peu

 chéro: 58 €.

Au fur et à mesure quoi?

 

 

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               Très souvent quand je commence un billet, ce qui me vient sans réfléchir c'est de commencer comme ça: "Au fur et à mesure.....".

Mais....au fur et à mesure, quoi?

Eh bien, à priori,  je ne sais pas du tout! C'est quelque chose qui vient comme ça, qui se superpose à comment je veux commencer.

Et donc je suis aussitôt arrêtée car je ne sais pas au fur et à mesure de quoi.

Et c'est pour ça que je ne commence pas ainsi. (Du moins je ne crois pas l'avoir fait, et je ne vais pas ...pouah....vérifier)

Donc ça me vient naturellement. Et de plus en plus.

Au début, seulement de temps en temps. Et puis là j'ai remarqué, de plus en plus souvent.

Il y a ce fur et à mesure qui arrive tout de suite là, qui s'impose quoi, qui voudrait que je l'écrive. Et à chaque fois je ne peux pas, car à chaque fois  il y a un "quoi" qui vient se coller à "au fur et à mesure" et je ne sais pas répondre.

Bon, là je cherche. Si je cherche bien je trouve.

Mais je ne peux rien écrire, je découvre ça, car ce qui suit "au fur et à mesure" dépasse

 les bornes de ce qui peut se dire ici.

Ainsi, "au fur et à mesure" l'éventail voit se dresser ses limites.

Grosso modo comme un brouillard qui se lève.

On pouvait croire quand le brouillard était là que le jardin était immense, même s'il n'était pas

grand.

Or en se levant, oui, il fait plus clair mais on voit bien cette fois les contours du jardin, ses bords,

ses limites, et les haies qui séparent du jardin des voisins.

(Mais est-ce qu'on voit ce que je veux dire? ou c'est purée de pois et compagnie?)

 

* ce que dit le dictionnaire:Fur vient de forum, marché donc en latin, et ensuite taux de mesure

 dans les langues romanes. Et dans mon très vieux Larousse en plein de volumes, deux exemples

sont ajoutés:"La science est un champ dont les limites reculent au fur et à mesure  qu'on avance

(A. Fée)(???) et "Le néologisme naît au fur et à mesure de la durée d'une langue (E. Littré).

Et je regarde A. Fée:Antoine- Laurent-Apollinaire Fée - s'appeler Fée...- né dans les ardennes en

1789,- Fénelon est mort depuis 1715- et mort à Paris en 1874, philologue, philosophe et naturaliste

français; se fit connaître par ses études sur les plantes citées par les Anciens- Virgile, Théocrite,

Pline-; se livra à des recherches sur les fougères, la flore de divers pays: Java,Saint-Domingue, sur

 la reproduction des végétaux, la théorie de Darwin. Ses ouvrages les plus importants sont: "La Flore

de Virgile", "Essai sur les cryptogames des écorces exotiques médicinales", "Commentaires sur la botanique

et la matière médicale de Pline".J'aimerais bien lire "La flore de Virgile".

 

29.04.2009

Coloriage terminé. Je fais quoi maintenant?

024_partie-echecs_renaut-de-montauban.jpgC'est à l'exposition "Jeux de princes, jeux de vilains", jusqu'au 21 juin, à la bibliothèque de l'Arsenal à Paris

En 1911 avec Péguy (2)

" (...) A force d'être pour Crainquebille contre l'agent verbalisateur,

on finissait par donner systématiquement tort aux agents de l'autorité,

- péché mignon très "d'époque": seulement, voilà, ce péché mignon,

Péguy le prit, ce jour-là, fort mal.

C'était, si je ne me trompe, en 1911. Un nommé Liabeuf, que la

police tenait pour un souteneur d'habitude et avait fait condamner

comme tel, avait, après avoir purgé sa peine et au moment où il allait

être arrêté de nouveau pour le même motif, tué, rue Aubry-Le-Boucher

près des Halles, un agent qui tentait de l'appréhender. Il avait agi par

vengeance; il faisait en effet remonter à la police des moeurs, et par

extension à la police tout court, la responsabilité d'une condamnation

qu'il prétendait injuste, car il se défendait avec énergie contre l'accusation

de vagabondage spécial.

Peut-être eût-il sauvé sa tête si une circonstance, d'ailleurs secondaire,

n'avait ameuté l'opinion contre lui: lorsque immédiatement après le

meurtre, les agents chargés de son arrestation avaient voulu le saisir

pour lui passer les menottes, ils s'étaient ensanglantés les mains sur les

pointes de bracelets de cuir hérissés de piquants, dont Liabeuf, en prévision

de ce geste des "flics", avait entouré ses poignets.

Le jury se montra impitoyable et Liabeuf fut condamné à mort. L'affaire

prit alors un caractère politique. La presse d'extrême-gauche, adoptant

la thèse de l'innocence de Liabeuf sur la question du vagabondage

spécial, prit sa défense et attaqua furieusement la police. Gustave

Hervé dans La Guerre Sociale, mena sur ce thème une campagne

très violente, tant et si bien que le jour de l'exécution, des manifestations

sérieuses paraissant à craindre, il fallut mobiliser, outre des forces

policières extraordinaires, une partie de l'armée de Paris.

C'était le matin même, ou la veille, que Liabeuf avait été exécuté; je mis

assez malencontreusement, vers le milieu du déjeuner, la conversation

sur ce sujet et racontai que le condamné était mort courageusement,

en répétant: "Je ne suis pas un souteneur".

Sur quoi notre commensal occasionnel dit textuellement: "Ce n'est pas

Labeuf qu'il eût fallu guillotiner, mais bien tous les agents de la police de Paris

qui sont, eux, de vrais souteneurs."

Nous vîmes alors Péguy se lever et, sur un ton de violence contenue, d'une voix

sourde et pathétique qu'il me semble entendre encore, foudroyer l'auteur de

ce propos discutable:

" Ce que vous venez de dire est affreux. Les policiers de Paris sont les soutiens

de l'ordre, d'un ordre dont vous êtes bénéficiaire, dont vous profitez personnellement.

Les agents sont les gardiens, les défenseurs du bien-être bourgeois qui est le

vôtre, et quand, bien au chaud,  vous attendez le sommeil dans votre chambre

confortable, dans votre lit moelleux, vous pouvez entendre dans la rue les pas

d'un fils du peuple (car ils sont du peuple, les agents!) qui, pour un traitement

dérisoire, veille sur votre personne et vos biens! Vous devriez le remercier

à genoux, et vous voulez qu'on le guillotine! Vous êtes un misérable!"

Sous le coup de cette sortie vengeresse d'un Péguy vraiment assez terrible

et superbe d'indignation, le galant homme qui l'avait provoquée dit à la

maîtresse de maison: "Madame, je ne saurais vous en vouloir en quoi que

ce soit des paroles qui viennent d'être prononcées et que vous désapprouvez

certainement; vous comprendrez néanmoins qu'il m'est difficile de rester à

la même table que M. Péguy; je vous demande la permission de me retirer."

Il se leva à son tour et, suivi de sa femme, quitta dignement la salle à manger.

"Maurice, me dit Geneviève, courez-vite, je vous en prie, rattrapez-les!"

Je me précipitai, les rejoignis dans l'antichambre, réussit à obtenir d'eux qu'ils

vinssent se rasseoir parmi nous. Le déjeuner reprit et finit moins mal qu'on

pourrait le penser; mais l'alerte avait été chaude!

Ce qui choquait le plus évidemment Péguy dans l'attitude des défenseurs patentés

d'un certain ordre qui faisient, sciemment ou non, le jeu des ennemis de cet ordre,

c'était la prétention qu'ils avaient de représenter, de personnifier la vertu (...) "

 

Le Péguy que j'ai connu.

Maurice Reclus

Gallimard, 1951

28.04.2009

Ce soir

FH000018.JPGA l'extrême gauche en bas, c'est la rambarde de la terrasse. C'est en Corse. Je n'ai passé qu'une - belle- semaine dans cette maison, il  y a deux étés. Ce soir j'aimerais bien diner sur cette terrasse avec ceux que j'aime - heureusement c'est une très grande terrasse! - et que le soir tombe. J'aurais préparé un vraiment bon dîner. Et il y aurait plein de bon vin. Et bientôt il ferait tout noir, avec des étoiles au-dessus de nos têtes et des bruits d'animaux, et on resterait très très tard comme ça.

" Le Péguy que j'ai connu" (1)

Oui, oui, encore Péguy.

Car on m'a donné un petit livre qui date de 1951 et s'appelle

" Le Péguy que j'ai connu". L'auteur est Maurice Reclus (je

ne sais pas qui c'est. Un lien avec Elisée Reclus?) Edité

chez Hachette.

J'ouvre au hasard. Page 71.

" (....)  Rien, à ses yeux, n'était plus condamnable et même méprisable

que, par exemple, ces socialistes qui jouissaient sans vergogne des

douceurs de la vie en régime capitaliste, des bienfaits de la culture

et de l'art, des prestiges du monde, du charme des femmes élégantes

et parées, etc..., et qui faisaient en même temps profession d'ameuter

les foules déshéritées, la tourbe des miséreux, contre cette société

dont eux-mêmes épuisaient les délices. " Vois-tu mon vieux, pour

être socialiste, il faut en avoir les moyens, c'est à dire des rentes ou

une bonne place. Ce n'est pas l'affaire des pauvres bougres; ils n'en

auraient pas le temps: il leur faut gagner leur vie...."

En développant sa pensée là-dessus, je trouve en substance ceci:

autrefois, au temps du socialisme romantique et sentimental, du

socialisme état d'esprit, on pouvait peut-être se permettre de vivre

la vie bourgeoise tout en prêchant une révolution imprécise aux

contours indéterminés, en appelant de ses voeux un grand soir dans

le vague (...)

Péguy disait à peu près: " Qu'un brave ouvrier soit contre l'armée,


ça se comprend, ça se comprend même assez bien, mais qu'un militaire

 professionnel, un officier, un général, soit anti-militariste, ça ne se

comprend plus du tout, ou plutôt ça se comprend trop bien: ce militaire

est un triste sire! Qu'un bon bourgeois plus ou moins voltairien soit

contre le dogme, contre Rome, contre les curés, ce n'est pas défendu,

c'est même tout à fait permis, mais qu'un curé sous prétexte de critique

historique ou de libre discussion, sape la religion dont il est le minnistre et

apporte de l'eau au moulin des ennemis de l'Eglise, ça n'est pas permis du

tout, et ce curé est un vilain monsieur. Que l'épicier du coin soit contre le

grec et le latin, rien de mieux; mais qu'un "prof", un sorbonnard, prenne

parti contre les humanités, voilà qui passe l'entendement: ce sorbonnard

est un polisson, etc..."

Péguy dans cet ordre d'idées allait encore beaucoup plus loin; il n'aimait pas,

mais pas du tout, les bourgeois qui "vont au peuple"; il tenait que le devoir d'un

bourgeois est de faire intelligemment, honnêtement, noblement s'il en a l'occasion,

son métier de bourgeois, et non pas de "jouer ssur les ddeux tableaux" en apportant

" chevaleresquement" à la cause populaire un concours qui ne lui est d'ailleurs pas

demandé.

Un jour que nous déjeunions rue dde Rennes, il se produisit entre lui et un "intellectuel"

un incident assez vif et fort significatif. Ce convive, parfaitement sympathique, bon

républicain, bon Français et tout à fait éminent dans sa partie, était un citoyen

irréprochable, mais il avait, comme c'était la mode à l'époque, une certaine tendance

à faire bon marché de l'ordre bourgeois (...) "

A suivre...

 

27.04.2009

"Ma peau sera une écorce" (Ch. Péguy)

"(...) Je serai un vieux rabougri, ma peau sera ridée, ma peau sera une écorce,

je serai un vieux fourbu, un raccourci de vieux pésan. Exactement paisan, en

appuyant sur paî, en écrasant paî d'une seule émission de voix très ouverte,

large ouverte, nullement une diphtongue mouillée. Non point en traînant sur

paî, mais en le nourrissant au contraire. Trop de vieux derrière moi se sont

courbés, se sont baissés toute la vie pour accoler la vigne...J'en ai trop derrière

moi. Je crois que c'est pour ça que j'ai ce vice de travailler. Puissé-je écrire

comme ils accolaient la vigne. Et vendanger quelquefois comme ils vendangeaient

dans les bonnes années. Puissé-je écrire seulement comme ils causaient. Trop

de vieux, (et de vieilles), ont vécu sur la vigne, penchés comme sur une enfant,

penchés toute la vie, (ce qui donne des courbatures quelquefois même à ceux

qui sont habitués, qui ont l'habitude, (il n'a pas l'habitude),penchés, courbés,

pliés en deux comme le disait ma grand-mère (on est toute en deux) pour

tailler, sarcler, biner, choyer, desherber, cajoler, regarder, (regarder croître,

regarder pousser, regarder mûrir, encourager; pousser du regard), vendanger

 d'ingrates et de reconnaissantes vignes. Ils disaient plus simplement: J'va travailler

 la vigne. Tout ce qu'on faisait à la vigne s'appelait travailler. Excepter toutefois

vendanger, parce que c'est la récompense et le gain, qui s'appelait faire la

vendange. Et bien qu'on y attrape de rudes courbatures, ce n'était censément

pas travailler. C'était la plus grande fête chômée de l'année religieuse et civile (...)"

 

Charles Péguy

Souvenirs

(Quarante ans)

p. 98-99 ed. Gallimard 1938

"Il ouvre une bouteille et la choisit très forte"

le naufrage W Turner.jpg

Ah ah ah! non seulement j'aime Musset, mais j'aime aussi le lugubre Vigny (*) (qui n'a rien à voir avec Musset, d'accord ).Lugubre ici aussi avec sa leçon d'espoir exaspérante! mais je l'aime car j'aime assez certains gens exaspérants...

Et donc cette "Bouteille à la mer" porte comme... dédicace? épigraphe? ou tout bonnement: sous-titre -je ne sais pas comment on dit- : "Conseil à un jeune homme inconnu". (Après Stello et Chatterton, les jeunes hommes l'appelaient souvent au secours)

NB: dans le passage que j'ai choisi on voit pas trop la leçon d'espoir, mais quand on lit tout....Qu'il est pénible ce Vigny, c'est fou!

(*) c'est ce prénom aussi! Alfred!!! "Alfred, mon amour, je pars faire les courses tu veux manger quoi ce soir?" Ah aimer un  homme qui s'appelle Alfred!

 (Là c'est "Le naufrage" de Turner. Alfred Turner!)

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"(...) Quand un grave marin voit que le vent l'emporte

Et que les mâts brisés pendent tous sur le pont,

Que dans son grand duel la mer est la plus forte

Et que par des calculs l'esprit en vain répond;

Que le courant l'écrase et le roule en sa course,

Qu'il est sans gouvernail, et partant sans ressource,

Il se croise les bras dans un calme profond.

 

Il voit les masses d'eau, les toise et les mesure,

Les méprise en sachant qu'il en est écrasé,

Soumet son âme au poids de la matière impure

Et se sent mort ainsi que son vaisseau rasé.

- A de certains moments, l'âme est sans résistance;

Mais le penseur s'isole et n'attend l'assistance

Que de la forte loi dont il est embrasé.

 

Dans les heures du soir, le jeune Capitaine

A fait ce qu'il a pu pour le salut des siens.

Nul vaisseau n'apparait sur la vague lointaine,

La nuit tombe, et le brick court aux rocs indiens.

- Il se résigne, il prie; il se recueille, il pense

A Celui qui soutient les pôles et balance

L'équateur hérissé des longs méridiens.

 

Son sacrifice est fait; mais il faut que la terre

Recueille du travail le pieux monument.

C'est le journal savant, le calcul solitaire,

Plus rare que la perle et le diamant;

C'est la carte des flots faite dans la tempête,

La carte de l'écueil qui va briser sa tête:

Aux voyageurs futurs sublime testament.

 

Il écrit: "Aujourd'hui, le courant nous entraîne,

Désemparés, perdus, sur la terre de Feu.

Le courant porte à l'est. Notre mort est certaine:

Il faut cingler au nord pour bien passer ce lieu.

- Ci-joint est mon journal, portant quelques études

Des constellations des hautes latitudes.

Qu'il aborde, si c'est la volonté de Dieu!

 

Puis immobile et froid comme le cap des brumes

Qui sert de sentinelle au détroit magellan,

Sombre comme ces rocs au front chargé d'écumes,

Ces pics noirs dont chacun porte un deuil castillan,

Il ouvre une bouteille et la choisit très forte,

Tandis que son vaisseau, que le courant emporte,

Tourne en un cercle étroit comme un vol de milan.

 

Il tient dans une main cette vieille compagne,

Ferme de l'autre main son flanc noir et terni.

Le cachet porte encore le blason de Champagne,

De la mousse de Reims son col vert est jauni.

D'un regard, le marin en soi-même rappelle

Quel jour il assembla l'équipage autour d'elle,

Pour porter un grand toste au pavillon béni (...)"

 

1. Bon, vous lirez la suite - en tout il y a 26 strophes-

 ailleurs, si le coeur vous en dit! C'est dans "Les destinées".

2. "Toste", oui c'est comme ça que Vigny l'écrit.

Dans la gueule du loup

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A propos d'un truc -anodin! anodin! - que j'ai fait, je me suis

soudain souvenue de cette expression: "se mettre dans la gueule

 du loup".

Et du coup, ça m'est apparu lumineux: je me mets souvent dans

 la gueule du loup.

Pas par forfanterie. Pas par inconscience. Pas par orgueil. Pas par défi. Pas par goût du loup

 non plus. Mais bon. Mais quoique. Mais je sais pas.

Se mettre dans la gueule du loup et se faire écraser son minois à soi?

En réchapper.

Alors peut-être par goût d'en réchapper? Ah ben oui, alors c'est de la forfanterie!

 

 

26.04.2009

Langue au chat ou pas langue au chat?

C'est le début de quoi, ça? je suis tombée dessus tout

à l'heure, je l'avais relu -ce livre- il y a à peu près un

an et beaucoup aimé, et voilà que je le re-rouvre

et je lis cette première phrase que je n'avais pas remarquée:

 " Nous vivons dans un âge essentiellement tragique;

aussi refusons-nous de le prendre au tragique. Le cataclysme est accompli (....)"

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