27.02.2009
La bicyclette à Jules
"Serge" 1947
Paul Kotlarevsky
Je ne sais pas pourquoi - et ça n'a aucun intérêt pour personne,
même pas sûr que ça en est un pour moi- j'ai donc mis presque
24 heures à dire qu'Olga Kotlarevsky (le portrait du billet précédent)
est la soeur de mon grand-père.
Serge est le fils de Paul, le cousin de ma mère.
17:40 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
Olga dans sa cuisine
("Olga dans sa cuisine" -Paul Kotlarevsky)
Kotlarevski - "Kot" dans la famille-, est le premier peintre dont j'ai vu un tableau en vrai, car mes parents ont un de ses tableaux. La seule chose précieuse, la seule qui les a suivis dans tous leurs déménagements.
Mais ce n'est pas ce tableau-là. Kotlarevski est "de la famille", enfin celle de ma mère. Il est né à Ouralsk comme mon grand-père.
01:03 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
26.02.2009
Consumée sans relique...
Je suis tombée en pâmoison (au moins!) sur ça:
"...Alors, les hommes avaient
une bouche plus grave, les femmes avaient des bras plus lents;
alors, de se nourrir comme nous de racines, de grandes bêtes taciturnes s'ennoblissaient;
et plus longues sur plus longues se levaient les paupières...
(J'ai fait ce songe, il nous a consumés sans reliques)..."
J'aime à la folie la virgule après "alors" au début; j'aime le saut à la ligne après "avaient'
(hé, ce n'est pas moi qui me suis trompée!); j'adore les deux premières lignes; je n'aime
pas l'avant-dernière mais quand même je ne pouvais pas l'enlever! -j'ai un problème avec
le mot "paupières" je ne supporte pas de le voir employé, je trouve ça craneur, poseur,
insupportable, pas vous? Et j'adore: "il nous a consumé sans reliques".Je me sens assez
consumée sans reliques (histoire de tout ramener encore à moi)
(PS qui n'a rien à voir: Sabine je viens de trouver ton paquet à la seconde, ma messagerie est
folle, pour l'instant impossible de te remercier par mail, alors je le fais ici tout de suite, merci
merci merci!!!!!)
18:10 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
24.02.2009
Mardi-gars
J'ai reçu dimanche par mail pour mon anniversaire ce ravissant Retour des Fleurs, de Sabine , qui signe "sabg" ici.
J'aime beaucoup son blog manosquien (je ne sais pas comment on dit!) et aujourd'hui elle a mis en ligne plein d'illustrations de Grandville.
C'est un ravissement absolu.
En plus on peut cliquer pour agrandir les images, j'adore ça!
(agrandir chez elle, pas ici hélas, je ne sais pas faire!)
Bon, c'est pas le tout mais c'est mardi-gras -et non pas "mardi-gars" comme je viens de taper! et j'ai corrigé, mais je ne résiste pas à en faire le titre du billet -quel lapsus charmant!- je pars faire de la pâte à crêpes (enfin, quand je dis: je pars, c'est à deux mètres hein dans la cuisine du donjon!)
( vous mangez des crêpes, vous ,pour mardi-gras? vous vous déguisez?!?)
Béraud, la NRF, Gide
(En feuilletant ce livre qui m'a été offert pour mon anniv' -mais combien de temps
elle va nous pomper l'air avec son anniversaire celle-là?!-, livre sûrement
très intéressant, mais qui m'a l'air mortellement ennuyeusement écrit, par ailleurs!)
"...Henri Béraud lance donc les hostilités dans les Cahiers d'aujourd'hui en 1921,
avec un grand article intitulé "Ecrivains d'exportation", s'en prenant à l'omniprésence
des auteurs de la NRF (Claudel, Gide, Suarès) dans les librairies étrangères, signe
d'un détournement systématique des fonds publics du service des oeuvres françaises
à l'étranger à leur avantage.Et pour cause: Gallimard a ses soutiens au Quai, avec
Giraudoux et Morand. L'article contient déjà tous les arguments des opposants à la
NRF: antiprotestantisme (une clientèle de tristes pasteurs pour une "pensée qui
porte redingote"), absence de dons et pauvreté de l'inspiration, intellectualisme
sans passion et dédain de la vie ("La nature a horreur du Gide..."), puritanisme
de pacotille tant au plan du style que des moeurs, snobisme de la mévente et de l'ennui...
Cet article pourtant dense ne fera pas de bruit.C'est par la suite que le conflit se
déchaîne, notamment lors de la publication en février 1922 d'une interview de Béraud
dans Les Nouvelles Littéraires où il s'en prend au style approximatif de Gide et de ses
fils à papa de la NRF: "Non pas une petite chapelle, mais une petite banque, car ils sont
beaucoup plus riches d'écus que de foi". Béraud a lui-même réuni une partie des pièces
de la polémique en 1924 dans un recueil intitulé "La croisade des longues figures".
Son interview fait florès dans la presse parisienne et de province. Camille Mauclair lui
emboîte le pas en 1922, dénonçant la machine à gloire et "l'exclusivisme de côterie,
de tchinn, de clan..." de la récente firme, et attaquant L'Histoire de la Littérature française de
René Lalou, entreprise de propagande pilotée par l'engeance gidienne..."
Une histoire de la NRF, pages 305-306
Alban Cerisier
Gallimard
23:40 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Ballon, rond.
A part ça, j'aime beaucoup quelques lyonnais, mais ce soir je suis à fond pour le Barça.
Oh, quel beau mardi-gras!
21:15 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
23.02.2009
A Londres
20:36 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Les mécontents
Alfred, Albert, Fénelon et la redoutable George, sont de retour
en ville!
Je vous la fais courte (c'est que le vélo m'a crevée).
Je rentre donc vers cinq heures du Grand Canal (voir, ça va
sans dire, épisode précédent) avec quelques amis chers, à qui,
-brûlante est ma vie mondaine les jours d'anniversaire- , j'avais proposé quelque légère
collation de bon aloi (chocolat chaud, thé citron, vodka orange, whisky bien tassé).
Nous voilà dans le hall de mon immeuble. Ils rigolent: "T'es montée au 9eme, tu t'es pas
débarrassée des fleurs en plastique du hall!"
"Vous êtes des bobos dégénérés" que je leur dis. Fleurs en plastique, moi je m'en fous.
"Ah ah elle va nous dire que c'est nous qui avons des fleurs en plastique dans le coeur"
se gausse un de ces zigs que j'aime bien hein pourtant, mais des fois je m'interroge.
Bref on devisait gaiement, quand soudain chahut, brouhaha, quatre individus surexcités
se ruent sur nous et m'apostrophent violemment.
Je reconnais les lascars.
"Et pourquoi tu parles plus de nous? Tu nous fends le coeur! Inconstante! Femme sans tête!
Infidèle! Aucun suivi de rien! Tu cours à ta perte!" etc
Les autres, ceux du XXIeme siècle, inquiets:
- Merde, d'où il sortent ces perruqués?
Les perruqués se ruent sur eux, George pousse des cris de pintade violée, Fénelon brame,
Alfred s'est mis à chanter à tue-tête: "J'aimerais tant voir Syracuse", ah les cons, tout
l'immeuble va débarquer.
Je prie pour que François C. soit parti en week-end.
Je n'ai rien à dire pour ma défense.
Je suis lâche.
Mes amis s'en vont. Alors Alfred, Albert, Fénelon et George montent dans l'ascenseur et me
poussent dedans.
C'est pas marrant car George a visiblement un nouveau parfum (infect).
Elle me regarde méchamment. Elle me crie dans les oreilles: "Ni pute, ni soumise".
C'est clair: c'est elle qui les entraîne.
Avec ça, l'ascenseur est d'un lent! Une demi-heure pour monter au 9eme.
...Et depuis, ils sont là:
Alfred et Albert vautrés sur le canapé, boivent, rotent, disent des conneries sur la Guadeloupe.
George s'est lancée dans une (piètre) imitation de Britney Spears sous leurs yeux indifférents.
Fénelon a apporté des fils à scoubidous, il en a commencé un, bleu canard et vert caca d'oie.
Il est très moche son scoubidou. (Evidemment là je ris bêtement de parler du scoubidou de Fénelon,
c'est les nerfs qui lâchent)
"C 'est ma gym à neurones" m'a t'il dit. Je suis effondrée.
Ils étaient tarés comme ça, ou c'est moi, j'ai changé?
(On notera l'absence de François-René; de toute façon c'est mon chouchou; il est à Bruxelles)
09:12 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.02.2009
Ce fut une douce journée
Ce fut une douce journée d'anniversaire.
J'ai fait le tour du Grand Canal dans le parc du château de Versailles en vélo.
Il faisait gris avec un froid léger.
Il faisait froid aussi, avec un gris léger.
Les statues étaient comme des Belphégor verts.Ou moi quand j'étais mariée.
Il n'y avait personne ou presque au fond du parc.
Je vous promets que j'ai vu Mauriac qui marchait, il avait sa canne,
son béret - non, non, ce n'était pas l'abbé Pierre- ce n'est pas ce midi que j'ai
bu, c'est hier soir, ouais pas mal- c'était lui, je roulais vite en vélo, je me suis
retournée, je lui ai fait un petit salut tendre, il m'a regardée d'un air soucieux.
Craignait-il que je m'arrête, lui parle, rompe un sortilège?
Puis pour la troisième fois un type qui devait s'entraîner pour le Tour de
France m'a dépassée. Ses mollets étaient rouges.
Ensuite je suis allée me réchauffer à l'ombre du samovar, chez mes parents.
Ils m'ont donné un grand et gros camélia rose pâle.
Et de la cannelle. (Pour saupoudrer dessus? Ils sont confarfes mes parents!)
J'ai pensé avec horreur qu'ils ne me souhaiteront plus beaucoup d'anniversaires.
Mais ça sera peut-être le contraire.
Je suis rentrée. Je suis là. Je pense au parc où il fait nuit noire.
J'aime beaucoup cet anniversaire.
(Merci tellement pour les commentaires, mails, sms)
19:54 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Sornettes
Le marronnier (il a des petits humains brillants dans sa poche):
- Putain de dieu, on est si nombreux cette année?
L'arbre qui se fait chier:
- Chai pas, j'ai horreur de ça
Le saule:
- Mais on attend quoi, en fait?
Le chêne (il rigole):
- La justice, la justice mes amis, qui passe et qui trépasse
Le peuplier:
- Hé ça va, déconne pas. Moi s'ils sont pas là au quart, je me casse
Le platane:
- C'est vrai ça, c'est vachement pas respectueux pour ceux qui sont à l'heure
Le noisetier:
- De toutes façons c'est toujours comme ça, y en a toujours qui gâchent tout
Le figuier:
- On s'en fout! parait qu'y aura d'la meuf
L'olivier:
- Ah je les vois! Les voilà !Noé! faut qu'ch'te file un rameau!
Le chêne:
- Merde! ya des nouveaux, t'es qui toi?
- L'hêtre, ou le pas hêtre, des fois je sais pas
- Mais ton petit nom, c'est quoi?
- William, pourquoi?
Le platane(il soupire):
- Que des intellos les nouveaux
L'if (criant à la cantonnade)
- Personne a un marteau?
Le bouleau:
- Camarades! un marteau pour le camarade if!
Le cerisier(un peu perdu):
- Je cherche Vania, mon oncle, vous avez vu Vania?
Le noisetier:
- Excusez-moi, je suis nouveau je comprends pas
-Tous:
- Ta gueule le nouveau! Ici on écrase les nouveaux!
- Le peuplier (c'est le petit chef):
Bon, l'eucalyptus, le tilleul, le châtaignier, le saule-pleureur, ils nous rattraperont!
En route!
(Ils partent en traînant leurs valises à roulettes, sinistre séminaire annuel sous l'éventail)
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