21.02.2009

Le théâtre d'aventureuses entreprises

"(...) Il avait environ trente-cinq ans: il était droit et souple et avait

l'allure dégagée d'un homme habitué à s'en aller à grandes enjambées

par monts et par vaux (...)

Ses cheveux châtain clair bouclaient autour de sa tête bien faite et sa

barbe taillée court étincelait. Les yeux, comme s'ils brûlaient de la lumière

d'un feu intérieur, avaient dans leurs pupilles grises une lueur rouge qui

communiquait une ardeur scrutatrice à la fermeté de leur regard (...) Il

était fier de son brick, de la vitesse de son navire que l'on considérait

comme le plus rapide des bâtiments locaux qui fréquentaient ces parages (...)"

 

C'est au tout début de "La rescousse" de Joseph Conrad, sous-titré "roman des hauts-fonds".

C'est le livre que j'ai commencé cette nuit et qui a chassé toute idée sombre.

La première phrase est irrésistible; enfin, pour moi: "La mer  peu profonde qui écume et

murmure sur les rivages de ce millier d'îles, grandes et petites qui forment l'archipel

Malais, a été, depuis des siècles, le théâtre d'aventureuses entreprises..."

Ce n'est pas une merveille, ça?

Commentaires

ah la la... encore un auteur qu'il faut que je lise...
quel soulagement le jour où j'aurai tout lu... quelle relâche, plus que du vin à boire...
et puis soudain... le désastre... l'envie de tout relire !!

Ecrit par : Thomas P | 21.02.2009

- Thomas: "faut" rien du tout, si?

Ecrit par : Sophie L.L | 22.02.2009

non, non... c'était un cauchemar d'autodidacte de la littérature... !!
;)

Ecrit par : Thomas P | 22.02.2009

- Thomas: ah! (oui je sais mon "ah" ne veut rien dire et tout dire!!)

Ecrit par : Sophie L.L | 23.02.2009

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