18.01.2009

L'imprudence de la reine, traduite

Traduction (de Robert Bossuat, qui bossua toute la nuit pour traduire; non,

en vrai  la traduction est bien de Robert Bossuat, qui exista, na. Et comme ça,

relire le texte original permet peut-être d'encore mieux y succomber).

 

 

" Un jour fut Charlemagne au moutier(= abbaye) de Saint-Denis.

Il avait pris sa couronne, et s'étant signé le chef, il avait ceint son

épée au pommeau d'or pur.il y avait là ducs et vassaux, barons et

chevaliers. L'empereur regarde son épouse: elle était couronnée le

mieux qui fût possible.Il la conduisit par la main sous un olivier et

à haute voix se mit à lui parler: "Dame, vites-vous jamais aucun roi

sous le ciel qui portât aussi bien l'épée et la couronne? Et je conquerrai

encore des cités avec mon épée;" La reine manqua de sagesse et répondit

à la légère:" Empereur, vous avez de vous trop haute estime. Je sais

un homme qui porte la couronne  avec plus d'aisance, au milieu de ses

chevaliers. Quand il la met sur sa tête, elle lui va mieux qu'à vous."

L'empereur l'entend et frémit de colère: "Eh bien! dame, quel est ce roi?

Indiquez-le moi donc. nous porterons ensemble la couronne au chef

et vos conseillers et vos amis siègeront devant vous. Je manderai ma

cour de bons chevaliers. Si les Français sont de votre avis, je m'y rangerai

moi aussi. Mais, si vous en avez menti, vous me le paierez cher: je vous

trancherai la tête avec mon épée d'acier..."

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Commentaires

C'est vrai que s'il lui avait tranché la tête de suite, le poème eût été plus court.

Ecrit par : Pascal Adam | 18.01.2009

La face du monde en aurait été changée... "Si les Français sont de votre avis, je m'y rangerai moi aussi" ah cette époque où le respect existait.

Ecrit par : Léopold | 18.01.2009

Merci ! Et.... la suite, la suite :-) !

Ecrit par : Albertine enfant têtue et exigeante | 19.01.2009

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