20.11.2008
Tempêtes du monde et de son coeur
Splendide préface de Berne-Joffroy à La vie de Rancé, en folio.
"...On peut être tenté de voir dans les trappistes, des êtres à part, des êtres peu faits
pour la vie, dans les hommes et les femmes qui considèrent la mort comme un havre,
et soutenir que seuls valent en ce monde ceux qu'animent des appétences de vie.
Pourtant l'histoire nous montre que de grands païens du monde antique avaient
touchant la vie et la mort des idées toutes semblables. En quoi de telles idées
pourraient-elles empêcher quelqu'un d'exercer son métier avec intelligence et avec
ardeur, ou de se comporter familièrement avec humanité et avec chaleur? Elles
peuvent seulement l'aider à accueillir plus sereinement les tempêtes du monde
et celles de son coeur, comme les différentes formes de l'injustice. Faire grief de
telles idées au seul christianisme serait en tous cas une erreur. Le christianisme
n'a fait que développer une mythologie singulière en marge d'une philosophie
bien vivante avant lui. Relisons Cicéron..." la suite est page 33, donc de l'édition
folio (avec en couverture un "saint-bernard écrivant" que je trouve complètement
absurde!)
15:05 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rancé, païens, christianisme, cicéron, humanité, la trappe


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