30.09.2008
Mary Bolduc
Je ne résiste pas, je vois qu'une Mary Bolduc existe (*),
elle jouait du violon à Montréal.
Je suis drôlement contente de découvrir cela.
Quand je disais que des fois la vie est épatante!
( le chat doit faire la tournée de tous les troquets,
il est toujours pas là!)
(*) il est ab-so-lu-ment obli-ga-toi-re de lire le billet
précédent pour comprendre. Allez, exécution!
23:36 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
Qu'est ce que c'est que cette balle de tennis?

"Hé les enfants, qu'est ce que c'est que cette balle de tennis?"
Voilà: c'est ce que j'ai dit en ouvrant la porte ce soir.
Non pas que la présence d'une balle de tennis sur la commode
dans l'entrée me paraisse bizarre, oh la, non!, rien n'est saugrenu
ici, on est pas trop psycho-rigides,mais cette balle de tennis
était munie d'une espéce de traîne étrange, plus ou moins en bolduc rouge (tiens, j'aime bien le
mot bolduc, on l'emploie pas assez souvent!)...
"C'est pour le petit chat, c'est un jouet que je lui ai fait, ce soir ya un pote qui me donne son petit chat"
répond très flegmatique mon fils.
Sourire extasié de sa jeune soeur.Elle me regarde. Elle me regarde parce que j'ai toujours dit non.
Jusqu'ici j'ai toujours dit:"non, pas de chat ici! (je suis une marâtre) Non, pas de chat! Les chats sont trop
malheureux dans les appart'.
Et s' il se fait écraser je vais pas m'en remettre pendant 10 ans. Et de toutes façons je concluais toujours
par un truc faisant bondir les amis des chats: "je peux pas, je sais pas quoi dire aux chats".
Ce à quoi on me rétorquait toujours: "Bordel, t'as pas besoin de saôuler même les chats, tais-toi avec les chats,
tais-toi!"
Pourquoi ce soir j'ai rien dit de tout ça?
Ben, parce que j'ai été mise devant le fait accompli!
Et parce que des fois, comme ça, il y a des choses auxquelles toute sa vie on a opposé de la résistance, et
cette résistance tombe butalement on sait pas pourquoi!
Bref, c'est pas le tout, mais il est 23h, et j'attends ce bébé-chat.
Mais je vais lui dire quoi?!?
Que la vie est épatante tiens, parfois! Le monde explose, je m'en balance, j'attends un chat!
23:24 Publié dans Trucs bien | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Exquise frivolité

Eu égard à cette journée -la fatigue démente de mes pauvres jambes de 150 ans-, le cynisme affligeant (pléonasme?)des gens que j'ai rencontrés aujourd'hui, et les tracas de tous ordres,la contemplation en cet instant de cet éventail dont par ailleurs je ne sais rien, m'est d'un grand réconfort...
Je ne sais pas ce qui me plait tant en lui...Sa délicatesse? Son inutilité? Son charmant petit liseré doré?
Sa couleur ivoire? Ses roses? Les jupes en pétales de fleurs des petites filles qui dansent?
Ou ce que, sans que vraiment j'y réfléchisse, il me suggère: un air de glace- vanille, pistache,fraise - une impression facile de "temps jadis", une idée de douceur, une nostalgie de ce que j'aurais aimé que
ma vie soit, et qu'elle n'est pas du tout!, la pelouse devant un château, l'allée de tilleuls,l'exquise absence de soucis, l'inaccessible frivolité?
19:35 Publié dans Sentiments | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
Chaos à babord, chaos à tribord
Au sujet de la crise financière actuelle, les journaux parlent maintenant
de chaos ( par exemple :" Course contre la montre pour éviter le chaos financier"
titraient en première page les Echos hier). Mais le chos financier vu la répartition des
richesses sur terre, il est là depuis très longtemps, non?
Bon, c'est tout.
06:39 Publié dans Planète | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
29.09.2008
En exclusivité
En exclusivité, en exclu mondiale même,
donc rien que pour vous, photo ci-contre du
diner hier soir chez moi.
On reconnait de dos Fénelon, et, réclamant du
rab' de crêpe en levant la main: François (Le
Champi bien sûr), et puis finalement quelques potes
à moi; et comme Fénelon aussi s'est pointé avec des copains, - je
crois qu'on avait peur d'être seuls avec George, ça nous foutait les
chocottes de nous retrouver tous les deux avec elle! -eh bien on était
une belle petite société.
C'était juste un peu limite au niveau de la quantité
de crêpes. Mais au niveau de l'ambiance et au niveau du vécu (!!!) c'était top de chez top. Bon. Vous vous demandez où est
George? où est Fadette (la petite)? et où je suis?
Ben à la cuisine tiens, toutes les trois en train de faire sauter les crêpes! Cette question!
(ah, il y a eeeelsoliver qui pouffe debout derrière François, mais vous l'avez reconnu...)
(à part ça, c'est un tableau de Jean Huber, grand ami de Voltaire - c'est lui
en fait qui lève la main pour réclamer une "noix-chocolat" -
Le tableau s'appelle "Le diner de philosophes" -1772;
oui je mégote pas! sinon je m'amuse pas! mais Huber se gêne pas non plus: Diderot n'est pas plus venu à Ferney
chez Voltaire, que... George Sand chez moi?
Et sinon j'ai pas compris où on peut voir ce tableau? Quelqu'un sait?
- Ah j'ai trouvé, il est à Oxford à la fondation Voltaire...
Oh comme j'aimerais le voir en vrai! comme j'aimerais le voir en vrai! comme j'aimerais le voir en vrai! comme..................)
23:02 Publié dans N'importe quoi! | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Fénelon me bat froid. Mais chez lui ça dure jamais.
- Allo? Fénelon? C'est moi! Tu vas bien?
- ...
- Fénelon? (zut, il me fait la gueule)
- je t'écoute.
(oula! il me fait la gueule ET il a l'air excédé)
- Bon, je sais pardonne-moi, je suis en tort, j'aurais du
t'appeler et..
- Hé ho, à d'autres! tu devais pas m'appeler! du tout du tout!
tu as crié sur tous les toits que t'en avais marre de moi !
Soi-disant que je suis collant, tout ça. Dis pas que tu l'as
pas dit!
- Mais c'est un affreux malentendu! Pas du tout!
- T'appelles pour quoi d'ailleurs?
- Ben,en fait je voulais te proposer de diner demain à
la maison...
- Je suis pris. Désolé.
- Oh Féfé!
- Je te dis que je suis pris. Je fais un tarot chez Bobo. Cherche pas. Tu connais pas.
- Bobo? Bossuet tu veux dire, mais...vous étiez fâché?
- Cherche pas je te dis. Je peux pas demain, c'est tout... Désolé... Vraiment.
- Vraiment ? Mais je voudrais que tu parles de ton "Traité de l'éducation des filles" à quelqu'un que ça
passionnera.
(oh je sens qu'il fléchit!)
- Qui? (je le sens, c'est gagné!)
- Justement c'est pour ça que je t'appelle, on sera quelques uns mais surtout il y aura George,
George Sand, tu vois?
- Sans blague?!? ( s'il croit que c'est une 2eme Madame Guyon, il va être déçu!)
- Oui je te jure, et elle veut absolument te connaître (en fait c'est Lamennais qu'elle veut connaître,
mais Lamennais a piscine demain, il peut pas. Et si je présente pas un type intéressant à George,
elle va être trop déçue. Et je sais pas, mais je crois qu'ils peuvent avoir des trucs à se dire,
et puis j'admets : je suis fière de connaitre Fénelon moi! je veux lui rabattre un peu son caquet à
George avec ses Chopin, Musset, etc, elle se la péte quand même un peu George!)
- Tu es certaine? Invite plutôt son toubib, Pagello là, appelle-le!
- T'es con toi! Allez, viens! Je ferai du héron! Il y aura aussi François.
- Le Champi?
- yes! et la petite Fadette aussi.
- Et tu feras des cailles aux raisins de chez Picard comme la dernière fois?
- Ouais, d'accord: des cailles mon chou! Je t'adore!
- Alors ok, j'apporte du champ'. A demain!
Et voilà! In the pocket!
(NB: c'est Solko qui m'a donné l'idée du héron et des cailles aux raisins !
http.//solko.hautetfort.com)
21:31 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
28.09.2008
Sa majesté des crêpes

Souvent le dimanche soir je fais des crêpes.
- quand il ne reste plus rien dans le frigo
- quand je n'ai plus un sou
- parce que tout le monde adore
(les pires mauvaises humeurs n'y résistent pas)
- parce que je ne reste pas seule longtemps dans la cuisine
- parce qu'il en reste toujours pour le petit déj'
- parce que pour une fois dans la vie je peux en faire des tonnes
- quand je n'ai plus d'idées et hop soudain je pense à des crêpes
- quand j'ai le moral à zéro
- Fénelon en raffole, George en est dingue.(viennent ensemble ce soir)
Je suis la reine des crêpes. Merci de m'appeler Sa Majesté.
Vous pouvez disposer.
17:49 Publié dans Trucs bien | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : crêpes, fénelon, george sand, moral à zéro
George, entre la poire et le fromage

Hier soir, George me raconte sa vie, entre la poire et le fromage.
(Oui, elle a fini par arriver. Même que je dors sur le canapé, je
lui ai filé ma chambre, trop sympa je suis)
On dine dans la cuisine. On est bien. Les enfants sont sortis.(Oui,
on était samedi)
"Dis donc, me demande-t-elle, tu connais "La cause du peuple"? tu
sais, le journal que la Gauche prolétarienne a lancé en 68, même que
quelques années plus tard Sartre en est devenu le gérant , et après il
est allé le vendre devant les usines Renault avec Simone de Beauvoir, on a vu
des photos de ce truc partout, ils étaient super fiers de s'être faits embarquer dans
le panier à salade ? Eh bien figure-toi que c'est mon titre! je t'en bouche un coin, hein,
c'est moi qui ai fondé La cause du peuple, c'est le nom de mon journal qui a paru en
avril 1848, c'est moi qui avais trouvé ce nom génial.
- C'est vrai que c'est pas mal comme nom! je n'en reviens pas que ça soit toi!
- J'avais 44 ans.
(Elle soupire.)
Je demande: "Mais ça a duré longtemps?"
"Tu parles! Normalement c'était un hebdo. Mais il n'y a eu que 3 numéros.
Ensuite je me suis barrée dans ma maison à Nohant : tu sais après les manifestations
et la tentative de coup d'état, il y a eu une répression démentielle, j'ai préféré partir.
Ce qui n'a pas empêché qu' on crie la-bas sous mes fenêtres: "A bas les communistes !"
Mais bon, j'étais loin de Paris.Tu vois?
-...
- Non, tu vois pas vraiment. T'imagine pas cette année 48! je t'ai déjà parlé de Victor?
-euh...
-Non, pas Hugo, Victor Borie, tu sais c'était fini depuis quelques mois avec Frédéric, alors j'avais
rencontré Victor, on habitait sous les toits...ah attends, on va sortir, on va pas rester toute la soirée
dans la cuisine ! Emméne-moi quelque part! Je veux voir Paris la nuit en 2008!
On est donc sorties toutes les deux et merde, elle ne m'a plus reparlé d'elle de toute la soirée!
12:57 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : george sand, sartre, victor borie
ça c'est pas possible.
ça c'est pas possible: Paul Newman est mort.
Ici dans "Butch Cassidy et le kid" où je l'ai
aimé à la folie.
D'ailleurs on a vécu un an ensemble
à cette époque.
Oui, oui. Inséparables tous les soirs et toutes les nuits.
Lui punaisé au-dessus de mon lit, sur une immense affiche en couleurs.
Et un jour, un certain jour dirait quelqu'un !, en rentrant du lycée, horreur:
ma petite soeur lui avait dessiné au feutre
des moustaches à la Salvador Dali...
J'étais effondrée.Elle, stupéfaite de l'intensité de ma réaction.
" Mais t'as vu comme il est tartignole!" répétait-elle
Tartignole!?! Je l'aurais tuée.
07:16 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Avant le congrès des éventails.(1ere motion)
"Les éventails en lice pour le congrès
ont donc été déposés.
Le paysage est morcelé, chacun cherche à
marquer sa différence, quitte à
grossir artificiellement les désaccords.
Que disent les motions?
La bataille s'annonce rude.
La première motion est conduite par
Olga.
(à moins que ce ne soit Agnés Jaoui?)"
Olga à l'éventail - 1905 -Picasso
00:18 Publié dans N'importe quoi! | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note


