20.09.2008

"Avant d'avoir redésespéré."

Admettons qu'on soit au mois de novembre 1834.

eventail.jpgAdmettons, ça mange pas de pain.

George vient de rencontrer Franz Liszt.

Elle a 30 ans, lui 23.

Sa liaison avec Musset bat de l'aile. Liszt, lui

aime Marie d'Agoult qui est l'amie de George.

Or la question religieuse

traverse, occupe, hante George, qui n'est pas seulement

cette grande amoureuse passionnée, image dans laquelle

elle a tellement été enfermée.

Aussi pendant cet automne 34,George a une idée fixe

: rencontrer Lamennais, cet homme que le pape a condamné

et qu'elle admire tant.

"Les paroles d'un croyant" lui ont fait un effet boeuf.

Puisque donc  Liszt connait Lamennais,

elle n'a de cesse qu'il organise une petite fiesta où

elle pourrait le voir."Je me sens capable de retirer un

avantage immense de cette rencontre, car le feu de

l'enthousiasme si longtemps éteint en moi pour les

grandes choses, se rallume. J'espère. Je voudrais mourir

ainsi, avant d'avoir redéspéré" écrit-elle.

1ere rencontre décevante: Liszt l'invite à un diner chez lui, où Lamennais

figure parmi les invités. Mais la mayonnaise ne prend pas! George dira plus tard: ce soir-là

j'ai surtout parlé au chat!

Mais George ne se décourage pas.

Qui est donc ce Lamennais si passionnant?

C'est bien la question que je me pose, alors que George

est à cette heure-ci dans le TGV,peut-être au wagon-bar en train de bombarder

Alfred de textos, - depuis leur voyage

à Venise il y a comme de la rumba dans l'air- . Elle vient donc passer quelques jours à la maison,

mais surtout -je ne me fais pas d'illusions!-   elle vient à Paris pour rencontrer ce Hugues-Félicité Robert.

"Je t'expliquerai, m'a t-elle dit au téléphone; il est né à Saint-Malo, il a 52 ans, bon ciao, à bientôt!"

Je suis pressée qu'elle arrive.

 

 

 

 

 

 

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