20.02.2009

Forêt

Marronnier, arbre, saule, olivier, hêtre, platane, if, noyer, chêne, figuier,

peuplier, ginko, noisetier, cerisier, lilas, magnolia, hêtre, l'arbre, saule-pleureur,

hêtre, bouleau, eucalyptus, tilleul, le châtaignier bicolore......

(à suivre si d'autres arbres rejoignent ceux-ci)

Les arbres: 4. Les arbres du coteau

Les arbres du coteau sont innombrables.

Le coteau, c'est la jungle!

Trois très grands sapins dégingandés les dépassent tous.

On les voit de très loin, de la vallée des chevaux, à plusieurs kilomètres.

Il y a des chênes sous lesquels Saint Louis rend la justice.

Un gros orme où se cacher.

Des pins et au sol leurs aiguilles et leurs pommes.

Des dont je ne connais pas le nom moi non plus.

Des peupliers en bas, à la lisière du pré, d'espèce différente de ceux qui bordent la rivière.

Mais surtout des acacias, des vivants, beaucoup, et quelques morts, immenses, torturés,

foudroyés, mais qu'aucun orage n'a réussi à faire tomber.

Sous les arbres , la végétation est épaisse: des bambous fous qui courent partout, on

dit pour rire: la bambouseraie, des seringas qui fleurissent blancs comme de la neige

et parfumés à en mourir au mois de mai, des framboisiers revenus à l'état sauvage.

Il fait très sombre dans le coteau, et au plus brûlant de l'été il y fait frais comme dans une église.

Plein d'oiseaux y chantent, plein de bêtes féroces y gesticulent!

Des allées très étroites, bordées de très hauts buis conduisent en labyrinthe à la prairie.

et là, en bas, c'est l'éblouissement: on sort de la forêt obscure et humide, c'est comme si

on ressucitait, on traverse à grands pas les hautes herbes, on rit, on est heureux, et ça y

est on est au bord de la rivière.

 

 

 

19.02.2009

Les arbres: 2. L'eucalyptus

eucalyptus haut.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les eucalyptus gris bordent-ils encore la route, juste après la grande usine de phosphate?

C'est en sortant de Casablanca, sur la route de Rabat.

Les asphodèles poussaient sur les talus.

Les scorpions se cachaient sous les pierres, et les sauterelles tombaient en pluie sur les terrasses.

On fermait vite les fenêtres, comme on le fait ici les jours d'orage.

Les eucalyptus bougent, comme les peupliers; ils sentent bon (pas du tout le suppositoire)

Le phosphate déplacait en l'air, par terre, partout, de la poudre blanche.

Quand le sable soufflait dans le vent et que le phosphate s'y mélangeait, c'était à étouffer.

Les eucalyptus gris devenaient presque blancs.

Hélas, tu n'étais pas encore né.

Sur la route les flics faisaient des barrages.

Ils arrêtaient brusquement les voitures. Les grands eucalyptus se penchaient.

 

 

 

 

 

 

18.02.2009

Les arbres: 1. Le bouleau

Levitan_Zolotaya_Osen.jpgLe soir tombait à toute vitesse.

Dans l'obscurité, de loin, elle l'avait tout de suite vu, qui marchait de long en large, au milieu de la foule.

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Et puis ce fut fini.

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Il restait pourtant le nom des arbres.

Donc, d'abord les bouleaux.

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Donc ce n'était pas vraiment fini, car il y a beaucoup, beaucoup d'arbres différents.

 

 

 

 

(Isaac Levitan, 1860-1900)